Outsider, novembre 2019

 
Au menu : deux étonnantes parties d’Hero Quest, un théâtre cathartique pour Inflorenza, une mise à jour des Sentes, un recueil de scénarios pour Millevaux Sombre zéro et une folle tournée parisienne !
 

Avec Claude Féry dans son lieu de jeu habituel, lors de la Tournée Paris est Millevaux 9. Photo : Mathieu Féry, par courtoisie

 

LA COMMUNAUTÉ

 

Publications par la communauté

+ Un résumé des règles du jeu de rôle Millevaux au seuil de la Folie

Cette aide de jeu, par votre serviteur, peut servir aux MJ qui auraient besoin d’une synthèse des différents cas particuliers.

+ La tempête de Drusilla

Un théâtre par Arjuna Khan pour Inflorenza. Incarnez des horlas et plongez dans une myriade de cauchemars forestiers issus de la mémoire traumatique de la sœur et amante de Caligula ! Sans doute l’un des théâtres les plus étranges et cathartiques écrit pour Inflorenza !

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aftab, Dex1138, FritzFlohrReynolds, Kentar0h, Martin Pedermann Photography, REM (rembcc), cc-by-nc, sur flickr

 

Extraits

+ Le Chanvre Noir

Un recueil de règles de jeu de rôle, de scénarios, de contextes et de nouvelles par Michel Poupart

+ Fripouille

Le jeu de rôle de Claude Féry pour vous lancer dans des aventures rapides aux accents de donjon moisis dans la forêt !

 

Parties de jeu de rôle enregistrées par la communauté

+ [Fripouille] Le Crafougna

Une exploration de la forêt du dessous qui se solde avec la rencontre d’un croquemitaine issu de cauchemars enfantins… et un choix difficile. Un enregistrement de partie par Claude Féry !

 

Récits de parties de jeu de rôle par la communauté

+ [Inflorenza] Les intrus

Histoires de fantômes chez soi, une partie d’horreur en famille par Nitz, jouée avec Inflorenza ! 

+ [Systèmes Millevaux / Omniscience] Un clou dans la main, deux trous pour les yeux

Souvenirs psychotiques d’un futur antérieur où la menace horla prend des allures de guerre totale. Nouvel épisode de la troisième campagne solo Millevaux multi-systèmes par Damien Lagauzère !

 

Illustrations

+ Le « village où l’on peut rencontrer des statues bouddhistes ».

Un parc lunaire au japon où la nature sauvage côtoie des statues bouddhistes et des statues plus contemporaines associées à une secte que tout le monde a oublié. Une inspiration pour Millevaux ! 

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MES ACTUALITÉS

 

Publications

+ Les Sentes 14.0

Une nouvelle version brouillon qui améliore encore le jeu !

Au sommaire : suppression de l’almanach, remplacé par des fiches de situations de départ (bien plus pratiques) et ajout d’un jeu de fiches d’inspirations pour irriguer votre roleplay.

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crédits : philatz, licence cc-by-nc (galerie sur flickr.com)

+ Hurler dans les forêts zéro

Ce recueil de scénarios pour Millevaux Sombre Zéro vous entraînera dans les contrées les plus exotiques et dangereuses de Millevaux !

Il y a de l’aventure à la limite de l’héroïsme sacrificiel, des tranches de vie, et bien sûr de l’horreur avec des créatures dégueulasses et stupidement agressives, des machinations lovecraftiennes et de la misère humaine.

Alors, qu’attendez-vous pour hurler dans les forêts zéro ?

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Illustration : (C) par Thibault Boube

 

Dans le mufle des Vosges, le roman-feuilleton Millevaux

4. Purification

La violence monte au village et la légitimité des exorcistes est remise en cause.

5. Face à la diablerie

Les exorcistes font enfin la rencontre du véritable démon qui faisait peser sa menace sur le village. Et ça va faire très mal ! Je passe ensuite à un nouveau jeu de rôle avec le vénéneux L’Empreinte.

6. Le Vieux nous voit

Emportées par la folie ambiante au sein du village et par leurs vieux démons mémoriels, les deux nonnes exorcistes partent en quenouille.

7. Absolution

Quand les villageois montrent leur vrai visage, les choses sont bouleversées.

 

Podcasts

+ Podcast Outsider N°50 : Millevaux : Comment créer un jeu Millevaux

Avec Trickytophe, on met les mains dans le cambouis pour savoir comment designer un jeu de rôle forestier ! Et vous, comment vous vous y prendriez pour créer un jeu dans l’univers de Millevaux ? 

+ Le théâtre de l’esprit ou le dialogue des solitudes

Sur le podcast Intimatopia, Lille Clairence me fait l’honneur de m’accorder un entretien où l’on parle du GN Les Sentes, d’incommunicabilité et de guérison.

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lauren rushing, cc-by-nc-nd, sur flickr

 

Articles

+ Le jeu de rôle, un outil pour l’écriture de roman

Et vous, est-ce que ça vous tente de passer de la table au pupitre ?

+ Le jeu de rôle se conjugue à l’imparfait

Pour plus d’accessibilité, je republie sur mon blog cet article initialement diffusé dans le Frankenzine N°1 !

 

Parties de jeu de rôle enregistrées

+ [Fripouille] L’Astrolabe

J’utilise le jeu de rôle Fripouille pour maîtriser un des tous premiers scénarios Millevaux faits par la communauté. Où l’on s’amuse à détourner un scénario d’action lovecraftien pour en faire une aventure hautement contemplative.

+ Inflorenza RPG Actual Play #11 : Eireann Archipelago

Though Ireland is divided into a thousand island, the heart of the land is still united.

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‘J’, andy patterson, dawn_perry, incubi portrait studio, onanie, Jacek Sniecikowski, licence cc-by-nc, gallery on flickr.com

 

Récits de parties de jeu de rôle

+ [Millevaux Mantra] L’Enfant Dissocié

Avec Batronoban, nous menons un double table complètement dément sur le scénario trashissime écrit par Christophe Siébert ! Une expérience qui préfigurera le jeu de rôle Cœlacanthes.

+ [Mycorhizes] Avoir un bon copain

Une partie jouée par Messenger sur un mois, marquant le rapprochement entre un misanthrope désabusé et un clochard pratiquant l’hédonisme de l’errance.

 

Conventions

Du 29 novembre au 1er décembre, je suis monté à la capitale pour la tournée Paris est Millevaux 9. L’occasion de 7 parties de jeu de rôle et d’un débat sur le thème « L’interactivité est-elle l’ennemie de la narration ? ». Ces tournées sont toujours des moments ludiques et humains inoubliables.

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Claire Munier, par courtoisie, road less trvled, cc-by-sa, Daniel Rodet, copyleft

 

Parties jouées

+ 24/11 : [Hero Quest] L’épreuve

J’ai tenté de faire jouer mon fils de trois ans à ma madeleine de Proust personnelle, j’ai nommé le jeu de plateau / jeu de rôle Hero Quest. Je ne pensais pas m’y mettre aussi tôt, mais comme il s’est avéré capable de faire quelques jeux de société avec des règles, j’ai tenté le coup avec la toute première mission du livre de base de Hero Quest, que j’ai renommé « le jeu du château » pour attirer mon fils dans mes filets. Ce fut une réussite ! Il s’est avéré suffisamment intéressé par la chose pour faire toute la mission (bien qu’à la fin, il a commencé à se reporter vers sa dînette, mais sur ma proposition, il a accepté que je lui montre comment finir la mission en prenant le contrôle de son personnage). Je cachais le matériel derrière un rideau et la mission derrière un écran, mais il jeta de fréquents coups d’oeil, intrigué par tous ces mystères. Il s’est déclaré insatisfait de sa figurine de barbare et a réclamé un « héros gentil qui fait des sourires », alors je lui ai donné une figurine de troll chevelu kawaii à souhait. Le jeu s’avère hélas un peu trop belliqueux pour lui (cette première mission n’est qu’un enchaînement de combats contre des monstres), il avait l’air de peu goûter le fait de se faire agresser à tout bout de champ (j’ai d’ailleurs décidé que les monstres ne quittaient jamais leurs pièces, ce qui a rendu la fuite possible). J’ai également constaté qu’il avait un problème avec le fait de perdre des points de vie (que j’avais représenté par des gemmes, ce fut peut-être une erreur car justement il refusait de les perdre), aussi je lui ai accordé 4 dés de défense au lieu de 2 (compensant le fait qu’il ne joue qu’un personnage dans une aventure prévue pour 4) et j’ai été très prodige en potions de guérison. Ce fut l’occasion de jeu en convergence, puisque je lui faisais porter la carte « potion de guérison » à sa bouche quand son personnage la buvait… Je me suis également beaucoup plus à faire moult musiques et bruitages à la bouche pour donner un côté jeu vidéo vintage et entretenir l’ambiance… Pour conclure, je trouve que ça s’est étonnamment bien passé au vu de son âge… Il a d’ailleurs… aussitôt réclamé la suite !

+ 24/11 [Hero Quest] La délivrance de Sir Ragnar

Malgré que cette partie succède directement à la précédente, mon fils de trois ans a fait preuve de beaucoup de concentration ! Il a cependant rechigné à déplacer son personnage lui-même. Je vais peut-être envisager de remplacer les 2d6 de déplacements par 1d12, je pense que l’addition lui pose problème. Le problème étant que dès que je sors mes dés spéciaux, il veut tous les avoir, et ça sonne souvent la fin du jeu structuré 🙂 Il a également insisté pour commencer avec 10 points de vie et non 8, visiblement il aime les comptes ronds. La perte du moindre point de vie lui cause problème, aussi ai-je été prodigue de potions de guérison, et j’ai surtout permis de dépasser son total normal de points de vie en dépensant des potions, aussi a-t-il eu le plaisir de grimper jusqu’à 21 points de vie ! Cette deuxième quête du livre de base introduit un nouvel aspect du jeu : la recherche de passages secrets. Là aussi, j’ai introduit du jeu en convergence, le faisant sonder les parois de sa dinette quand il cherchait un passage secret. Il a exulté quand après moultes recherches infructueuses, il a trouvé le seul passage secret du donjon… Le final de cette quête est intéressant à plus d’un titre : d’abord il y a un prisonnier à faire évader, ce qui change des habituelles interactions limitées au combat, et lorsque ce prisonnier s’évade, l’alarme est sonnée, toutes les pièces non visitées sont révélées et les monstres qu’elles contiennent déferlent sur le personnage et son protégé. J’ai alors utilisé mon tambour pour faire un roulement de tambours dans le plus pur style des mines de la Moria, ce qui a beaucoup plu. J’ai rendu le combat plus efficace en permettant à mon fils d’attaquer un monstre adjacent s’il venait de tuer sa cible précédente : c’est une règle chipée à Warhammer Quest qui permet de littéralement moissonner les monstres : ça baisse la difficulté du jeu (comprenez que la notion de difficulté n’est pas du tout un truc qui plaît à mon fils de trois ans) et ça accélère nettement les combats. Bref, je crois qu’on est lancé, mon fils et moi allons certainement enchaîner les aventures dans les prochains temps 🙂

+ 29/11 [Coelacanthes] Le pire souvenir

Coelacanthes est un jeu difficile à aborder, même pour moi qui en suis l’auteur. Aussi ai-je une certaine difficulté sinon de la réticence à en rééditer des parties. Mais la tournée parisienne fut l’occasion de faire une partie avec l’étudiante en anthropologie qui prépare un mémoire sur le jeu de rôle transgressif. Une autre personne a complété l’équipe réduite et j’ai fait jouer les cauchemars que je jugeais les plus hardcore. Je suis impressionné par l’aspect confession de ce jeu. Les deux personnes qui jouaient avec moi était des inconnues au début de la partie, et je pense que nous nous sommes mutuellement livrés, nous en sommes ressortis en ayant appris des choses assez intimes l’un sur l’autre. C’est fort.

+ [29/11] [Les Sentes] La communauté de bien.

Les Sentes est aussi un jeu de rôle sur table, et cette partie fut le troisième playtest de la formule. L’occasion de tester les nouvelles fiches : Situations et Inspirations. Le canevas de départ était assez riche et nous a permis de jouer de belles scènes dramatiques. J’avais l’impression que les personnages étaient profonds et le background GN de ce jeu nous a, je pense, incité à avoir un roleplay expressionniste, nos visages en disaient long. L’histoire de trois âmes errantes réunies par la volonté de se serrer les coudes et séparées par des différends religieux m’a personnellement touché.

+ [29/11] [Ecorce] La Source de guérison

Un épisode à la fois western et fluvial qui a conduit les personnages (tous de sacrées gueules cassées) dans une aventure sur un fleuve en crue au-dessus des voies déchues. J’ai été content de ma capacité à rendre l’univers, définitivement le point de fort d’Ecorce (le jeu de cartes de l’Almanach aidant beaucoup), mais le système de combat (encore…) n’a pas fait l’unanimité. Conscient qu’il ne plaira de toute façon pas à tout le monde, je dois désormais m’attacher à relire mes notes et à le rendre aussi simple à comprendre que possible, et aussi carré que possible (j’ai encore hésité plusieurs fois sur la façon de trancher certaines situations). 

+ [30/11] [Dragonfly Motel] Couper le cordon

Une ambitieuse partie de la version Roses puisque nous étions à six ! Nous avons pris le temps au préalable d’un tout petit peu situer le contexte (via quelques tirages de Muses & Oracles), ce qui nous a donné un motel un petit peu louche sur la côte irlandaise. Je jouais un vieil homme qui voulait se débarrasser de ses trop lourdes valises, et qui a ensuite incité les autres personnages à lâcher prise. Au final, un récit plein d’images fortes, avec un faisceau croisé de symboles. Une partie de la table a regretté le peu d’interactions entre personnages, j’avoue personnellement avoir apprécié l’aspect contemplatif de ces destins croisés qui ne se rencontrent jamais vraiment.

+ [30/11] [Little Hô Chi Minh-Ville] Le déversoir des martyrs

Une partie assez magique, dois-je dire. J’ai pu tester une aide de jeu achevée exprès pour l’occasion ; un jeu de cartes retranscrivant l’ensemble de l’univers de Little Hô. Les joueuses l’ont un peu utilisé, et quant à moi je me suis beaucoup appuyé dessus. Ceci combiné à la richesse des personnages et la fertile règle de mentionner une saynète à chaque parcours d’un point A à un point B, a donné une partie où l’univers était très présent, mais de façon plus aisée et organique que d’habitude. L’une des saynètes (une vieille femme voulant revendre son identité à un personnage) a créé énormément de contenu grâce à un joueur qui s’y est intéressé et a donné suite. Ce joueur incarnait un bourreau repenti qui a eu l’occasion de faire face à ses démons dans une série de scènes que j’espèrais touchantes.

+ [31/11] [Odysséa] La terre ultime.

Condenser Odysséa, jeu à campagne par définition, en un one-shot est un défi grisant. J’ai voulu altérener les saynettes tout au long du voyage d’Ulysse. Il y a une prépondérance de scènes situées dans la période de l’Iliade, mais grâce aux flash-forwards, nous avons pu explorer nombre de situations postérieures, et de façon finalement plus organique que si j’avais simplement planifié une série d’ellipses. Je pense qu’on a pu tirer des choses intéressantes des arcs de personnages (même si j’avoue avoir un peu recyclé des facilités avec le personnage d’Ulysse, remettant l’idylle avec Hélène sur le tapis, mais ceci dit je suis aussi assez content de ce qu’on a joué de sa relation avec Pénélope, avec des scènes de retours à Ithaque avec une Pénélope très fragilisée par la boucle temporelle de son ouvrage à tisser). Un petit fail sur la répartition de spotlight car un joueur a eu moins de scènes que d’autres. On essaye toujours de s’améliorer sur ce point.

Un commentaire sur “Outsider, novembre 2019

  1. Sen Su Rideth, le personnage que j’ai joué lors de cette mémorable partie de Little Hô Chi Minh Ville a bénéficié de magnifiques opportunités de se plonger dans l’horreur de ses crimes passés.
    J’ai pris grand plaisir à m’immerger dans la ville grouillante.
    Une partie très forte en émotions.
    Merci à toi Thomas !
    Et également aux autres joueuses !

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