Complément sur le jeu de rôle voidpunk

Le précédent contenu sur le jeu de rôle voidpunk manquait d’exactitude sur un certain nombre de sujets. Grâce aux suggestions de Kali, autrice des articles sur le jeu voidpunk, je tente un rattrapage avec ce complément.

(temps de visionnage / écoute : 10 min) / (temps de lecture : 2 min)

Voir mes autres contenus courts sur le jeu de rôle en format triple article / podcast / vidéo

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Le petit bonhomme en plâtre est une photo de Thomas Hawk, cc-by-nc.

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LIENS UTILES :

[Notions]

altérité radicale

jeu voidpunk

Personne ne sera blessé

Sécurité émotionnelle

Tourisme identitaire

[Multimédia]

Thomas Munier, Comment faire du jeu de rôle voidpunk, sur Outsider

[Articles]

Kali, Jeux voidpunk

[Jeu]

We eat roses to grow thorns

LE SCRIPT :

Suite à la sortie du contenu sur le jeu de rôle voidpunk, j’ai échangé avec Kali, qui a fait les articles sur le jeu de rôle voidpunk, dont je m’inspirais en premier lieu, et elle m’a fait remonter un certain nombre d’erreurs et imprécisions, de ma part. Je pense aussi que certaines des choses que j’ai dites étaient trop sujettes à interprétation, étaient confusantes.

Cela me semble nécessaire de faire paraître ce complément, afin de vous faire remonter nos échanges, et dans un souci d’améliorer la rigueur dont j’aborde les sujets.

Déshumanisation et marginalisation :

La première confusion à éviter est celle de penser que la déshumanisation est la même chose que la marginalisation. Les personnes marginalisées peuvent être déshumanisées par les dominants, mais le mouvement voidpunk se différencie car il y a appropriation de cette déshumanisation, retournement du stigmate, rejet de la notion d’humanité, alors que beaucoup de personnes marginalisées revendiquent au contraire leur appartenance à l’humanité. Le voidpunk va bien au-delà du queer ou de l’intersectionnel ou plutôt ça n’en représente qu’une partie.

Science et altérité :

J’ai pu laisser entendre que la science pouvait cartographier l’identité radicale. Ce n’était pas forcément mon propos de dire que la science était légitime à le faire. La science est en réalité invalide et illégitime à cartographier l’identité radicale. Quand elle entend le faire, elle exerce une violence ontologique.

Tourisme identitaire :

J’ai oublié de parler du risque de jouer voidpunk dans une démarche de tourisme identitaire. L’attitude des jouaires est donc centrale et le tourisme identitaire est à proscrire.

Sécurité émotionnelle :

J’ai pu laisser entendre que les jeux voidpunk étaient des jeux avec des thématiques difficiles mais ce n’est pas une généralité. Par exemple, De Ka et d’Ichor est un jeu « personne ne sera blessé« .

Étiquetage des jeux voidpunk :

J’ai laissé entendre que We eat roses to grow thorns est un jeu voidpunk, mais en fait c’est surtout un de ses livrets (Petal) qui l’est, pas le jeu dans son ensemble.