Le burn-out créatif en jeu de rôle : Entretien avec Guylène Le Mignot

Guylène Le Mignot est autrice de jeu de rôles. Elle a participé à diverses publications chez Les XII Singes, Mnémos et Lapin Marteau et est également chroniqueuse pour le podcast Radio Rôliste.

Guylène prépare actuellement un dossier sur le burn-out rôliste, et elle a recueilli de nombreux témoignages à cette occasion. Je vous recopie ici son questionnaire déposé sur le forum Casus No où vous pourrez retrouver un certain nombre d’échanges sur le sujet : cela pourrait vous donner envie de nous confier votre point de vue dans les commentaires ! En parallèle, Eugénie a ouvert un sujet équivalent sur le forum des Courants Alternatifs, où vous trouverez d’autres témoignages émanant de chapelles rôlistes différentes.

Bonjour à tous,

Je suis actuellement en train de préparer une intervention pour une convention de JDR, sur le sujet du burn-out roliste, et je cherche des témoignages !

C’est un phénomène récurrent chez les MJ et les créateurs de JDR, parfois également chez les joueurs. On se sent contraint par le loisir, le JDR devient un poids. Organiser des parties de JDR devient « du travail » ou « des devoirs », et on commence peu à peu à être découragé, on le vit comme une contrainte trop lourde dans nos vies, on perd l’envie, on finit par le plus jouer pendant un temps. En anglais on parle beaucoup par exemple de « GM burn-out », quand tout repose tellement sur le MJ qu’il finit par craquer, en quelques sortes.

Bien sur les facteurs sont multiples, il y a plein de configurations différentes etc., et ce n’est pas la même chose qu’un burn-out au sens de « syndrome d’épuisement professionnel ».

Mais j’aimerais savoir si vous avez déjà eu ces ressentis dans le cadre du JDR. Comment l’avez-vous géré, seul et au sein de votre groupe de jeu? D’où est-ce que cela venait? Quelles étaient alors vos habitudes dans de votre pratique du JDR (quelle fréquence, quel type de jeux etc)? Qu’est-ce qui vous a paru être « trop »? Pourquoi est-ce que cela concernait le JDR, et pas un autre de vos loisir?

Le sujet n’est pas anodin : j’ai moi-même vécu cela, et c’est pour ça que je m’intéresse à la question. Mais je voudrais croiser les témoignages ! Si vous souhaitez m’en parler en MP, n’hésitez pas également !

Avis aux intéressés, et merci !

Guylène

Cette image et les suivantes sont extraites de Jeux Drôles, une bande dessinée débile (dans le domaine public) par votre serviteur 🙂

A une même époque, j’ai publié ma lettre d’adieu à ma carrière de créatif en jeu de rôle (du moins mon adieu aux objectifs). J’y confie, certes pas un burn-out de MJ/joueur, mais un burn-out créatif d’auteur de jeu de rôle. Guylène m’a demandé d’approfondir le sujet avec cet entretien, que nous vous dévoilons :

* Guylène Le Mignot : Tu dis dans ton article que passer créatif à plein temps ne t’as pas apporté le bonheur. Penses-tu qu’un contexte de création différent aurait pu t’apporter plus de bonheur? Et si oui lequel? (en terme d’encadrement, de rémunération, de diffusion, de plateforme, que sais-je encore…)

Thomas Munier : Je ne crois que qu’un changement d’encadrement, de rémunération, de diffusion ou de plateforme auraient pu faire de moi un créatif plus épanoui. Le problème que j’avais avec la créativité était le stress que cela induisait et ces changements de paradigme ne l’auraient pas forcément diminué.

Pour prendre une par une les pistes que tu énumères :

Mes expériences avec des éditeurs m’ont fait comprendre qu’il m’était difficile de travailler avec un encadrement, aussi léger soit-il. J’ai fait quelques commandes (des articles, des suppléments) et par exemple, à chaque fois qu’il y avait des contraintes de signes, c’était une torture pour moi. Je passais beaucoup plus de temps à réduire mon texte que de temps à faire le premier jet et le résultat, du style télégraphique peinant à résumer toutes mes idées, me faisait de la peine. J’ai aussi vécu comme une grosse perte de temps le fait de devoir lire des bases entières pour créer un supplément (contexte, scénario) qui leur soit consacré, et parfois j’avais de grosses difficultés à faire cadrer mes idées avec les bases qu’on me proposait. C’était donc beaucoup plus de stress que la création en solitaire.

J’ai comme tout le monde rêvé d’une activité créative capable de me verser un salaire. Mais la réalité est que j’aurais dû alors abandonner l’écriture, vu que c’est un des métiers les plus précaires du monde, ou alors j’aurais dû consacrer énormément de temps sur l’administratif (par exemple les écrivains professionnels tiennent un suivi de tous leurs contrats pour relancer les mauvais payeurs ou mettre à jour les opacités sur les chiffres de vente…), ou encore j’aurais dû faire d’importants compromis artistiques pour espérer être édité souvent et à de gros tirages. J’ai cru un temps que l’autoédition serait le graal pour me verser un salaire, mais honnêtement, ça ne paie pas à moins de travailler comme un dément. Aujourd’hui, je suis père au foyer, je considère que c’est mon métier (même s’il n’est pas rémunéré), et ça me permet de réserver la créativité au pur domaine du loisir, en diffusant mes œuvres de façon gratuite.

Un changement dans le mode de diffusion ou dans les plateformes n’aurait pu au mieux que m’apporter plus de public. Mais le manque de public (j’ai la chance d’être assez suivi) n’est pas le problème. Le problème, c’est le stress de devoir livrer des œuvres au public « en temps et en heure ». Cesser de faire des promesses au public a été la meilleure solution, je l’explique en détail dans ce nouvel article : On ne doit rien à personne.

* GLM : Penses-tu que si tu t’étais lancé dans une activité créatrice différente, tu aurais fait face aux mêmes difficultés? Qu’est-ce qui aurait changé / aurait été pareil?

J’ai déjà une activité créatrice assez diversifiée : jeux de rôles, actual play, articles sur la créativité, articles de game design, podcasts, jeux narratifs, jeux de rôle grandeur nature, livre dont vous êtes le héros, romans… Je ne crois pas que le média soit la cause principale de mon stress, c’est plutôt l’insatisfaction. J’aurais certainement eu plus de succès si je m’étais essayé à d’autres médias plus universels tels que la littérature blanche, le cinéma, etc., mais le succès n’est pas la solution au stress, le stress serait plutôt la rançon du succès.

* GLM Tu parles du manques d’objectifs concrets, d’une montagne sans fin que l’on gravit. Quels types d’objectifs auraient pu aider à ne pas ressentir cette lassitude? (je pense par exemple à des objectifs chiffrés, en euros ou en nombre de ventes par exemple, ou par exemple au fait de ne pas travailler seul…)

TM : Les objectifs chiffrés auraient eu, je pense, le même effet calamiteux ! Cesser de surveiller mes nombre de ventes ou mes nombre de vue est d’ailleurs une hygiène que je pratique depuis longtemps. En fait, pour créer dans la joie et sans le stress, il faut s’enseigner à soi-même que l’important n’est pas la destination, mais le voyage.

Le travail en solitaire fait aussi partie de mon hygiène. Comme je viens de le dire, la collaboration avec les maisons d’édition s’est avérée fatigante (quelles que soient par ailleurs les qualités des gens avec qui j’ai travaillé) et ça fait un moment que je refuse tout nouveau partenariat en la matière.

J’ai fait aussi beaucoup de partenariats avec des illustrateurtrices mais c’est justement une des causes du stress qui m’a menée à la décision radicale de ne plus rien promettre, ni à moi, ni à mon public, ni à mes équipes. J’ai une relation trop compliquée à la créativité pour embarquer de pauvres hères dans le même bateau que moi. J’ai des partenaires qui attendent depuis des années que je termine les livres pour lesquels ils ont livré des illustrations, et ça me pesait beaucoup. J’ai heureusement compensé ce problème en diffusant leurs illustrations en amont, ce qui à mes yeux, minimise l’obligation morale de terminer les livres pour lesquels ces illustrations ont été faites. Je continue à recevoir des propositions d’illustrateurtrices, malgré le fait que je suis très lent à finir mes livres et que je ne pourrai pas les payer. Mais je suis de plus en plus réticent à les accepter, pour ces problèmes d’obligation morale. Je fais des photomontages et je suis donc autonome pour illustrer mes livres.

J’avais expliqué tout ça dans un vieil article : Zéro intermédiaire

En fait, il y a une forme de collaboration qui me va tout à fait, c’est le domaine public. J’ai passé tout mon travail en libre de droits et la communauté peut créer des œuvres dérivées sans me demander la permission, et elle ne s’en prive pas ! C’est une forme de collaboration asynchrone et sans obligation morale qui me satisfait tout à fait. Je reste assez impliqué dans les projets de la communauté, je les relis et je les diffuse, mais je commence à être à la traîne : j’ai jusqu’à un an de retard dans la diffusion ou la relecture de certaines projets de la communauté. En fait, j’atteins la masse critique où je ne peux plus tout suivre. Et c’est très enthousiasmant, même si ça a en partie contribué à ma sensation de burn-out.

* GLM : La question de l’argent : penses-tu que le fait d’exercer cette activité sans en tirer de rémunération accroît la pression que l’on se met? Ou l’insatisfaction? (et peux-tu développer pourquoi tu le penses ou ne le penses pas?)

TM : Comme je l’ai expliqué : avec la rémunération vient un tas de choses stressantes comme les dead line, le besoin de satisfaire un public, qui pousse à l’anxiété et au clientélisme, les compromis artistiques de toutes sortes… Personnellement, je milite pour le revenu universel de base. Je pense que l’état devrait reverser un salaire à vie aux citoyen.e.s, c’est finançable, les expériences menées à échelle réduite ont donné d’excellents résultats (j’invite à la lecture d’Utopies Réalistes, de Rutger Bregman), et les gens pourraient se consacrer à leur vocation sans toutes ces graves pollutions psychologiques liées à la nécessité de se rémunérer. Ce salaire à vie, je le mérite car je contribue à la communauté. Tout le monde le mérite. En attendant, je n’ai pas à me plaindre financièrement. J’ai un mode de vie très sobre qui fait que je prélève peu d’argent dans le foyer familial, et mon principal loisir, l’écriture, est pour ainsi dire gratuit, mes quelques excentricités étant financés par mes tipeurs et mes mécènes.

Donc, passer au gratuit était au contraire une solution pour limiter les phénomènes de stress et d’obligations morales. Mais ça n’a pas suffi. Parce que demeure un sens du devoir qui n’a rien à voir avec la financiarisation. C’est donc ce sens du devoir que je me suis attaché à tuer en disant adieu à mon public.

* GLM : La question du travail isolé : travailler seul a-t-il été pour toi une difficulté ou une aubaine? (ou un peu des deux?)

C’est un peu des deux. L’écriture demande énormément de temps en solitaire. Travailler à la maison c’est idéal car j’ai tout ce qu’il me faut sous la main et pas de transport. Le problème, c’est évidemment la confusion entre ma « mission » de créatif et ma « mission » de père au foyer. En théorie, j’ai six heures de temps créatif par jour quand mon fils est à l’école. Mais dans la pratique, je passe beaucoup de ce temps à faire des tâches ménagères pour combler mon retard ou parce qu’il s’agit de taches difficiles à faire quand mon fils est présent (faire la cuisine, nettoyer les sols…). J’ai ressenti aussi beaucoup de solitude. Il y avait des semaines où je ne voyais personne d’autre que ma femme et mon fils ! Mais ça s’est amélioré. Je me réserve un programme de sorties jeu de rôle et convention assez copieux pour rester en contact avec de vraies gens avec qui je peux avoir des discussions passionnantes sur notre loisir commun. Le chat vocal des Discord des différentes communautés de jeu de rôle a aussi changé la donne. Dès que je suis sur une activité intellectuellement peu exigeante, ou tout simplement dès que je suis en manque de relations humaines, je me mets sur le chat du Discord des Courants Alternatifs ou du Discord Millevaux. Il n’y a pas beaucoup de passages sur mes horaires de présence (en semaine, en journée), mais ça suffit pour avoir quelques discussions passionnantes, et aussi des parties en ligne. J’ai failli renoncer à ce luxe à plusieurs reprises car le revers de la médaille, c’est que je travaille beaucoup moins vite quand je parle en même temps, même quand je suis occupé à des tâches ménagères. Mais maintenant que j’ai cessé de me mettre la pression, je peux être satisfait de ma journée même si j’ai « perdu » deux heures à papoter sur un chat vocal. J’essaie de lâcher prise de ma manie de vouloir à tout prix « rentabiliser » ces discussions en les enregistrant ou en voulant faire des articles qui en découlent.

* GLM : Comment as-tu géré la relation travail / passion / plaisir ? Comment la gères-tu aujourd’hui?

TM : Comme tu peux le deviner, je l’ai très mal géré. Le jeu de rôle entrait en concurrence avec mon métier quand j’en avais un, et il était en concurrence avec ma vie de famille et ma vie de famille. Et à l’intérieur du jeu de rôle, chaque activité était en concurrence avec une autre. Quand je jouais une partie de jeu de rôle, c’était du temps perdu que j’aurais pu consacrer à enregistrer un podcast, ou à écrire des jeux, etc, etc. Partant de là, tu as toujours l’impression de faire la mauvaise chose, et tu en veux aux personnes qui t’entourent pour ça. C’est vraiment toxique comme état d’esprit.

Donc aujourd’hui, le mot d’ordre, c’est : ne penser qu’à se faire plaisir, et toujours rechercher le plaisir dans ce qu’on fait. Il me faut réapprendre à kiffer chaque moment. Même une heure passée à nettoyer les sols, je dois me rééduquer pour que ça soit un plaisir ! En même temps, je peux écouter des actual play, ou juste me détendre… Il faut surtout surtout pas penser aux autres choses qui restent à faire. J’ai une liste de tâches qui fait 7000 entrées. Si j’y pense, je suis mort !

Le problème, c’est que j’emploie encore beaucoup le mot travail pour légitimer ce que je fais. Aux autres parents d’élèves, je dis que je travaille à domicile, quand je mets mon fils à garder chez sa grand-mère, je lui dis que j’en profite pour travailler. Il faudrait en finir totalement avec la valeur travail. Je rêverais d’assumer que je suis juste un chômeur professionnel qui hacke la vie pour se consacrer au plaisir : la créativité, la famille, les amis, la culture.

* GLM : Si demain tu devais reprendre une activité salariée, quelle place aurait le jdr dans ta vie? Et la création de jdr?

TM : Tu as compris que je n’étais pas pressé d’en revenir là, mais c’est vrai qu’il faut l’envisager, je pourrais être obligé de le faire. Honnêtement, si je dois m’y résoudre, j’essaierais en priorité de trouver un job dans la narration interactive, qui me permette de kiffer et de mettre en œuvre tout ce que j’ai appris. Je pense pas que le jeu de rôle y serait central car le jeu de rôle n’est pas rémunérateur, mais ça serait forcément une influence, et puis aujourd’hui, je me sens plus concepteur de narration interactive, le jeu de rôle c’est un cadre qui est devenu trop restreint pour moi. Quelque part, le rêve ce serait de ne plus avoir de projets personnels à ce moment. Les avoir terminés ou en avoir fait le deuil. Tu fais tes 35 heures d’un métier enrichissant, et le WE tout ce que tu fais, c’est profiter de la famille et éventuellement faire des parties de JDR uniquement pour le fun, sans le souci que ça devienne des produits finis. J’aimerais bien aller vers cet hédonisme radical, mais honnêtement, ça me semble mal barré ! J’ignore si je suis capable de faire totalement le deuil de mes projets, ou de tous les terminer, et je suis également sceptique quand à ma capacité à arrêter de concevoir de nouveaux projets. Quelque part, on peut rêver bien sûr, il faudrait qu’on me paye à faire du Millevaux mais en me laissant carte blanche !

* GLM : Si tu avais exercé la même activité de création, mais dans un contexte salarié, qu’est-ce que cela aurait changé pour toi ?

TM : Je n’aurais pas pu. La façon dont je me suis déployé, en solitaire, en allant sur tous les médias, en commençant les choses sans les finir, ça n’aurait pas été possible dans un contexte salarié ! Tout mon modèle créatif s’est basé sur la liberté absolue, et en arrêtant de me fixer des objectifs, je recherche plus de liberté encore.

Je peux tout à fait admettre que des créatifs s’épanouissent avec un travail salarié, et quelque part je tiens à rappeler que la plupart des artistes que nous préférons sont des personnes qui ont été diffusées par des grands éditeurs ou producteurs, avec souvent des moyens qui n’auraient jamais été accessibles à des indépendants, sans pour autant que les restrictions créatives soient assez importantes pour les empêcher de faire des chefs-d’œuvres. Mais je me suis tellement éloigné de ce modèle, je me le suis tellement rendu dispensable, que j’ai un mal fou à le concevoir aujourd’hui. Donc en fait je peux pas vraiment répondre à ta question !

Pour conclure, je voudrais repréciser cette idée d’abandon des objectifs.

A une époque, j’avais fantasmé l’idée d’une to do list créative réduite à une tâche.

Je travaille sur un modèle méthodologique, la GTD, qui consiste à noter absolument tout ce qu’on prévoit de faire.

C’est un modèle extrêmement puissant, qui permet d’atteindre une productivité hors-normes, et je pense que mes états de service le prouvent. Mais le revers de la médaille, c’est le vertige de la liste à 7000 entrées [EDIT : ma liste a atteint aujourd’hui 8700 entrées], la sensation de montagne sans sommet, qu’on n’aura jamais fini de gravir. Et to do list ou pas, c’est une sensation qui peut atteindre tout créatif : seule la mort met un terme à notre œuvre. J’envie Harper Lee, qui a fait un seul roman, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, c’était un chef d’œuvre qui a eu une grande postérité et elle n’en a pas fait d’autre. Après tout, elle en avait déjà bien fait assez, non ? Mais je crois pas qu’elle l’ait bien vécu. Elle avait commencé un deuxième livre, et peut-être qu’elle a laissé tomber au désespoir de faire aussi bien que le premier. Et le public et les journalistes avaient tendance à la harceler pour qu’elle reprenne sa carrière d’écrivain. Donc je sais pas si elle a vécu sa retraite sereinement, mais j’espère que ça a été le cas.

Bref. Dans mon cas, comme pour la plupart des créatifs, c’est illusoire de réussir un jour à œuvrer dans l’instant pur, à donner un coup de pinceau sans jamais penser au prochain.

Mais je peux au moins cesser d’envisager ma to do list comme une série de projets qu’il faut terminer. Maintenant, je vois plutôt ça comme un continuum. C’est une nourriture spirituelle dans laquelle tu pioches, et ça ne viendra jamais à manquer. Tu te dis pas : il faut que je mange tout !

Beaucoup de conseils aux créatifs se résument à dire comment trouver l’inspiration. Je n’ai vraiment pas ce problème, parce que j’ai tellement bien appliqué ces conseils que l’inspiration n’est pas en manque, mais en excès ! L’essentiel pour moi, c’est de cesser de voir toute sa réserve d’idées comme un fardeau, mais enfin la voir comme une chance.

3 commentaires sur “Le burn-out créatif en jeu de rôle : Entretien avec Guylène Le Mignot

  1. J’apprend par cet article ton Adieu… je ne peux que te souhaiter du bonheur pour la suite, quelle que soit la direction que tu prennes. Je pense en effet que tu as déjà accomplit des merveilles et touché nombre de personnes avec tes créations, tu peux en être satisfait, et le reste c’est du bonus comme tu dis.
    Je comprends tout à fait le fait de vouloir être productif quand on a mille projets en tête, mais en faire un travail me serait personnellement paru rédhibitoire : si je dois faire un truc, je n’ai pas envie de le faire. J’admire donc ta prouesse d’avoir réussi à vivre ainsi plusieurs fécondes années.
    Bref, fait comme ça vient, pas comme « il faudrait »…

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