[Dans le mufle des Vosges] 13. La main et la couronne

LA MAIN ET LA COURONNE

Alors que les adversaires montrent les dents, les exorcistes s’organisent pour la dernière bataille. Retrouvez ici la réponse à la première question au public, et bien sûr une nouvelle question !

Joué / écrit le 27/01/2020

Jeu principal utilisé : L’Empreinte, de Thomas Munier, survivre à une transformation qui nous submerge

N.B. : Les personnages et les faits sont fictifs.

Le projet : Dans le mufle des Vosges, un roman-feuilleton Millevaux

Précision : ces feuilletons sont des premiers jets, donc beaucoup de coquilles demeurent. Merci pour votre compréhension.

Avertissement : contenu sensible (voir détail après l’image)

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Chianti, licence art libre

Contenu sensible : racisme, sexisme, agression sexuelle

Passage précédent :
12. Les lâches
Un épisode qui fait mal dans la chair et dans l’âme. Avec une nouvelle question au public à la fin !

L’histoire :

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~, par Iamthemorning, voix féminine, piano-cordes, le calme avant la tempête, et des nœuds de tempête au milieu du calme.

Trente-et-un de Serpente

Ni la Soeur Marie-des-Eaux, ni la Soeur Jacqueline n’eurent la force de le faire, alors Champo s’en chargea.

Il découpa l’âne à la hache et mit les morceaux dans des sacs. Il donna deux sacs à chaque nonne et s’en chargea de trois, tout maculé de sang qu’il était. Ils ne pouvaient marcher bien loin, mais l’instinct de Champo les conduisit dans un endroit tout proche. Tour à tour, ils jettèrent les morceaux dans le cercle de champignons, et rapidement, une nuée de corbeaux descendit depuis l’inconnu du ciel à peine crevé par l’aube naissante, et fondit entre les arbres pour s’en repaître. Les cris des charognards se mêlèrent aux pleurs silencieux des exorcistes et à la rumeur d’automne qui allait croissant : le bruit de mille écorces qui travaillent.

Ainsi, Maurice eut-il ses funérailles célestes, à défaut de pouvoir lui en donner de chrétiennes.

Alors que le zénith approchait, incendiant quelque peu les ramures et les faîtes des toits dans les volutes d’humidité en suspension, la Soeur Jacqueline fuit la yourte, elle n’avait pas le coeur à manger, et sentait que sa gêne physique et mentale devenait trop visible. Elle remonta la grand-rue au hasard, peut-être envisageant de trouver le père Houillon et de se confesser.

La Bernadette parut à la porte du bistrot, elle courut vers la doyenne en relevant ses jupes.

« Jacqueline, revenez ! Si vous saviez comme je m’en veux ! »

La nonne pressa le pas. Elle battit en retraite dans les fourrés et le sous-bois, mais la cuisinière la suivit, quitte à crotter ses habits. En un instant, elles eurent dépassé l’orée et on n’entendait et on ne voyait plus rien du village à travers les fûts noirs des sapins, comme goudronnés. Il n’y avait qu’elles d’eux et l’odeur de fumure qui remontait de la terre.

« Jacqueline, je vous en supplie, revenez vers moi ! Je vous aime !
– Et moi, je vous aimais avant que vous ne forciez votre chance.
– Il n’y a pas que ça, Jacqueline. Vous portez un enfant de moi.
– Quand bien même cette diablerie était possible, je n’aurai plus commerce avec vous pour autant. J’en ai assez. Je veux m’appartenir, et appartenir au Vieux. »

La Bernadette voulut lui toucher les mains, voulut la regarder dans les yeux. Elle sentait le beurre frit et le savon de résine. La Soeur Jacqueline se dérobat.
« Je bénis votre route et maintenant passez votre chemin. »

Elle s’en alla, laissant la cuisinière seule dans le maquis, le coeur brisé.

Le Père Houillon se dirigeait vers la porte de son église pour la fermer. Il détestait cette heure du crépuscule où les vitraux s’obscurcissent, projetant l’ombre de branches crochues sur les dalles et sur les piliers. Les ténèbres dansaient déjà sur les panneaux de bois du chemin de croix, donnant au parcours de Jésus Cuit, bouilli dans la marmite, des allures de danse macabre.

Il détestait être le curé des Voivres, quelle incurie avait-il pu commettre, à qui avait-il déplu, quel péché d’omission, ou quelle offense au Vieux l’avait mené à se faire nommer dans ce trou si loin du Diocèse et de la civilisation ? Il sentait bien qu’ici, la foi n’était que de surface, ou plutôt qu’elle était dévoyée par des forces que son intellect peinait à saisir. Il se sentait constamment menacé par ses propres ouailles, interprétant, les moindres cancans, les moindres allusions, comme des promesses de coercition bien que déjà il fermât sa gueule du mieux qu’il put, ne l’ouvrant que pour ingurgiter la bouffe et la vinasse qu’on lui offrait pour fermer les yeux. Aussi sursauta-t-il comme une biche effarouchée quand les panneaux de l’église s’ouvrirent devant lui.

C’étaient ces deux satanées nonnes.

« Père, dit la Soeur Marie-des-Eaux, nous allons affronter la Mère Truie. Vous allez devoir nous préparer. Pour commencer, vous allez célébrer une messe en la mémoire des animaux martyrisés dans ce village par les mangeurs de viande.
– Mais qu’est-ce que vous broyez ? On peut pas faire ce genre de messe. C’est contre-nature ! Jésus-Cuit n’a-t-il pas multiplié les poissons pour les faire cuire dans sa propre marmite afin de nourrir les fidèles ? N’a-t-il pas jeté le démon dans le corps de mille cochons ? Le père n’a-t-il pas sacrifié le veau gras pour le retour du fils prodige ?
– Je crois que vous ne comprenez pas les forces qui sont à l’oeuvre. La Mère Truie instrumentalise la violence sur les animaux. Il est temps que les voivrais fassent carême.
– Je n’en peux plus de vous. J’ai vraiment hâte que le prêtre exorciste arrive. J’ai été très clair dans mon courrier dans l’urgence de la situation. Je ne me prêterai pas à vos blasphèmes.
– Pardonnez-moi mon père, parce que je vais pécher.
– Qu’est-ce que vous racontez ? »

Et le novice plaqua son canif sous la gorge du prélat. On l’entendit déglutir bien distinctement.

« Entendu… Je vais mettre mon étole, hein ? »

Décidément, la vie du père Houillon était condamnée à la folie et ce crépuscule le vit faire une étrangeté nouvelle encore. A la lueur des cierges, dans le froid qui vous puise la moelle des os, alors que la lumière du soleil s’était définitivement faite bouffer par les branches et la presque-nuit, il se retrouvait tout seul devant l’autel, sans enfants de choeur et avec pour seul public deux nonnes blasphématoires, à célébrer une messe en l’honneur du bétail abattu, à demander pardon pour une pratique séculaire, à parler sous la dictée du novice et de son Opinel, dont les motifs de la lame resteraient gravées dans sa mémoire, aussi défaillante fut-elle : la main qui bénit surmontée de la couronne, comme une foi nouvelle qui impose son sillon à la pointe de l’acier.

Et comme son calvaire ne semblait pas vouloir prendre de fin, on l’obligea ensuite, tout tremblant de peur et d’indignation qu’il était, à bénir les habits des nonnes comme des armures qu’on allait porter à la bataille :

« Notre secours est dans le Nom du Vieux qui fait le ciel et la forêt. (signe de croix)
En son Nom, je vous exorcise (signe de croix), par Celui qui vous a préparé pour la beauté et l’ornement du genre humain. (signe de croix), par Celui qui revêt les oiseaux du ciel, les bêtes de la forêt et les poissons des rivières (signe de croix), par Celui qui par Moïse fit des habits Saints pour la gloire et l’ornement d’Aaron (signe de croix), par celui qui revêtit le temple de Salomon des bois de l’olivier et du cèdre, d’or précieux, de peintures et des richesses qui chantent votre gloire et votre magnificence.
(signe de croix). Soyez des vêtements Purs et Bénis (signe de croix), exempts de toute tâche et de toute souillure de Satan. Que vous ne puissiez pas garder ses influences, mais que vous soyez des vêtements Bénis (signe de croix) et Sanctifiés (signe de croix) par Celui qui se soumit à la mort par ébouillantement pour racheter le genre humain et qui est maintenant revêtu de la gloire et de l’immortalité et qui vit et règne dans tous les siècles des siècles. »

(signe de croix)

« Ainsi soit-il. »

(signe de croix)

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Jex Thoth, par Jex Thoth, du stoner doom metal à chant féminin incantatoire, fumeux, charnel et entêtant, une messe de la fertilité.

La flamme sur la torche vacillait sous le fouet du vent pluvieux. Torse nu, à genoux sur la berge chiasseuse, Champo frottait ses habits du mieux qu’il pouvait dans le Ru Migaille pour faire partir le sang. Les carpes s’attroupaient en masses sous ses mains pour y boire le jus de barbaque.

« Qu’est-ce que tu nettoies comme saleté, le métèque ? »
Champo ne se retourna pas. Il avait reconnu la voix du fils Fréchin.
« J’ai le droit de vivre ici tout autant que vous. Qu’est-ce qui te fait croire que t’es plus né ici que moi ? Tu t’en rappelles donc ?
– Arrête de m’embrouiller avec ta sagesse de quatre sous. Les bonnes soeurs sont des nuisibles et toi tu t’es acoquiné avec elles. Je suis sûr que tu les triques sous ta yourte. »

Le sherpa se retourna. Son corps ridé, noueux et nu, cassé par l’âge et les épreuves.

Le fils Fréchin le dominait de toute sa hauteur. Il souriait tellement que ça se voyait à travers la pénombre.

« Moi aussi j’aime découper des trucs. »

Il lança des choses que le flot du Ru Migaille, engrossé par la crue, emporta aussitôt comme le reste du limon qu’il charriait.

« Voilà ce que j’en fais de ta corde de merdre. Que je te vois plus approcher de nos gamins. »

Champo voulut se redresser et lui asséner une réplique bien sentie. Mais il en fut incapable, ce fut les larmes qui sortirent. Il n’en pouvait plus de toute cette chienlit.

Et le fils du maire le laissa à son chagrin, heureux comme un gamin qui savoure sa vengeance en toute impunité.

Quand les nonnes rentrèrent sous la yourte, personne n’échangea sur sa soirée. Elles se réfugièrent rapidement sous leur yourte et cette fois-ci, la Soeur Jacqueline assista la Soeur Marie-des-Eaux dans la tenue du carnet mémographique, et elle récita même l’Apocalypse à sa place, de sa voix douce et grasse :

« Que l’Homme enfin se rende dans tous les lieux déjà rendus à la nature : les égouts de Babylone rendus aux rats, les élevages meuglant et pataugeant des mille vaches dédiées aux appétits de Babylone, ou les forêts et tous les lieux sauvages qui poussent aux lisières de l’empire des Hommes. L’Homme y trouvera la vermine, mais il y trouvera aussi les dernières bêtes et les dernières choses qui obéissent au vrai Nom de Dieu, et les ermites et les sages qui fuient la sottise des Hommes pour venir y vénérer le Buisson Ardent. Que l’Homme combatte la vermine, qu’il ramasse des graines de ces lieux, ou qu’il écoute la parole des sages ou des bêtes : il suivra l’idée que le Très-Haut aura fait germer dans sa tête. Qu’il porte toujours avec lui les deux armes du fidèle : la torche consacrée et la besace de l’humble récolteur. »

Premier d’opprobre

Dans les frissons de la presqu’aube, les terres du père Bourquin fumaient comme des bouses fraîches, juste entre le Chaudron et les Feugnottes. Non pas qu’il ait beaucoup d’hectares, ou qu’il croule toujours sous le travail, mais il était toujours en retard pour les travaux des champs. Et le voilà qui s’activait, le péquis lui remontant jusqu’aux bretelles, maugréant dans son grand menton, et va que je te sème, va que je te sème, mais c’était trop tard, on était le jour de la Saint-Rémy maintenant, au début de l’octave qui rendait toute graine vaine. Mais tant pis, il fallait y aller maintenant, et il avait recruté toutes les bonnes volontés qu’il avait pu pour qu’à défaut que ça soit fait en temps et en heure, on en finisse vite sans bassotter.

La Soeur Jacqueline, qui avait à coeur de mener une mission apostolique, auprès des ouailles, avait prêté ses bras comme quelques autres du village, mais c’était désolant de se plier comme à confesse pour jeter ainsi des graines à moitié pourries dans la terre mal charruée sous la bave perpétuelle de la pluie, dans le claquement narquois du vent et des branches.

Il paya un canon à la bonne sœur et la remercia du mieux qu’il put de son ouvrage. Mais ça se voyait dans ses sourcils noirs qu’il sentait la ruine venir. Et déjà les corbeaux piquaient sur les champs comme des vortex maudits, prêts à bouffer les dernières bonnes graines, pour ne laisser que la pourriture dans le ventre infertile de cette terre-glaise si durement arrachée à la forêt, où ne poussait rien que du chardon. A moins de passer un pacte avec le diable.

Et dans le réduit mal éclairé qui servait de maison au père Bourquin et à sa famille, à côté d’une table sale comme les écuries d’Augias, la soeur Jacqueline, tout en étreignant son verre de rouge, n’avait pour se réchauffer, se guérir et se consoler qu’un souvenir en tête, qu’elle se repassait à se soûler. Une vision amoureuse de la Bernadette penchée en sueur dans les fumées de sa cuisine.

La Soeur Marie-des-Eaux était resté auprès des yourtes, n’étant toujours ni d’état ni d’humeur à se prêter aux travaux. Il priait le Jésus Cuit tant et plus pour raffermir sa conviction.
En sortant de sa yourte, il vit Champo vêtu de ses habits à peine secs, dans les frissons de l’aube, en position du lotus au pied des troncs.

« Vous aussi, vous priez ?
– Non, je médite.
– Pour quoi faire ?
– Pour garder ma concentration intacte en vue des batailles qui se préparent. Des parasites mentaux se nourrissent de notre attention, ils nous détournent du sens des choses si on n’y prend garde, et nous voilas enferrés dans un brésaillage sans fin.
– Il y en a encore beaucoup des parasites ici qui se nourrissent d’une chose ou d’une autre sur nous ?
– C’est la roue de la vie, Marie. »

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Lisieux, par Lisieux, du néo-folk, une guitare entêtante, un chant féminin vaporeux, la forêt qui se referme sur elle. Bienveillante… ou non ?

Quand les deux chevaux noirs qui menaient la diligence du diocèse martelèrent les pavés de la grand-rue, cela attira tous les gamins du village comme une volée d’étourneaux, buissonniers d’un jour par le congé que venait de prendre leur guide. Il s’en voyait pas passer beaucoup des chevaux. Ils étaient frémissants de fatigue et portaient des marques fraîches de blessures. La lumière du zénith peinait à les sécher. Le cocher avait une gueule de porte-bonheur et ressemblait plus à un mercenaire qu’à un bête conducteur de bourrins. Alors que la diligence s’arrêta devant l’église, le père Houillon en sortit avec empressement, manquant de glisser dans les feuilles mortes, essouflé comme pas permis.

L’homme qui descendit portait la soutane noire avec le col blanc et le chapeau noir. Son embonpoint le gêna quelque peu pour sortir avec son petit bagage mais il restait digne et bénit les gamins sans façon. Il portait sur le visage un sourire de béatitude et respirait la miséricorde.

« Il vient remplacer le curé !, crièrent les mômes !
– Taisez-vous !, boûala le père Houillon, ulcéré. »

Le Père Benoît, puisque c’est sous ce nom qu’il se présentera, fit mine de n’avoir pas entendu. Il souriait toujours d’un air bonnasse.

Lexique :

Le lexique est maintenant centralisé dans un article mis à jour à chaque épisode.

Notes liées aux règles de L’Empreinte :

Menace : une Déité Horla (la Mère Truie)
Lieu de départ : Les Voivres
Avancement :
Acte I – Introspection + Tentation + Agression
Acte II – Introspection + Tentation + Agression
Acte III – Introspection + Tentation + Agression
Acte IV – Introspection + Tentation

Préparation :

A la fin de l’épisode précédent, j’ai posé cette question au public : Une fois que les exorcistes auront préparé l’affrontement avec la Mère Truie par une messe aux animaux, qui vont-elles recruter pour les joindre dans la bataille ?

J’ai eu deux réponses :

Damien Lagauzère : « Et bien, pour répondre à la question, peut-être que Champo pourrait « franchir le pas » et devenir « apprenti exorciste ». Peut-être aussi qu’un des assassins de Maurice peut faire preuve de repentir. Et peut-être aussi que, parmi les Horlas ou autres esprits de la forêt, certains ont intérêt à ce que les Exorcistes ramènent un peu d’ordre au village? »

Claude Féry : L’esprit de Charlemagne qui autrefois conclu un pacte avec la nature lors de son long séjour à Gérardmer revient du royaume des morts pour venger Maurice le supplicié.

C’est ma foi fort difficile de choisir entre ces deux réponses et prendre en compte les deux risque de complexifier inutilement l’intrigue. J’ai donc tiré au hasard la réponse que j’ai choisi de prendre en compte, et c’est la réponse de Claude qui a été désignée… A moi donc de caler l’esprit de Charlemagne dans mon intrigue 🙂

Bilan :

Je continue mon programme « ‘un script/jeu + un jet sur la table aléatoires d’idées + un objectif de figurant », je trouve que ça marche bien, ça aère le texte, l’intrigue est moins frénétique.

Avec un épisode de retard, j’ai répondu à la première suggestion du public. Claude suggérait que les exorcistes allaient célébrer une messe pour les animaux. Je me suis dit que des nonnes n’étaient pas autorisées à célébrer des offices, aussi devaient-elles passer par le prêtre… que je voyais mal accepter facilement. D’où cette messe sous contrainte particulièrement étrange.

Je crois que tout l’art de la narration improvisée est d’accueillir les hasards qui font bien les choses. Depuis que je tiens un compte précis du temps qui passe et que j’ai un programme pour faire avancer mon intrigue, j’arrive sur le scrit « semis ». Et voilà qu’on est arrivé au premier opprobre, jour de la Saint-Rémy, et début de la semaine vaine pour les semailles comme annoncé par le père Houillon : je me retrouve donc à conter une scène de semailles en pleine Saint-Rémy, ce qui me donne prétexte à une description de l’infertilité des choses, à recamper les corbeaux, et aussi à introduire un nouveau personnage d’agri-loser : le père Bourquin.

Le Père Benoît, prêtre exorciste, fraîchement arrivé du diocèse est censé être un antagoniste, mais je n’exclus pas qu’il devienne un allié. Aussi ai-je, en prévention, créé son historique avec Session Zéro

Aides de jeu utilisées :

Surnature, j’y ai repris la prière de bénédiction des vêtements
Nervure, pour savoir si Champo réussissait à intimider le fils Fréchin ou non.
L’apocalypse selon Millevaux (extraits)
Session Zéro (historique du Père Benoît)
Almanach (pour répondre aux questions de Session Zéro)

Feuilles de personnages / Objectifs des PNJ :

Voir cet article

Modifications :
+ J’ai changé l’objectif de la Bernadette, du maire Fréchin et du fils Fréchien puisque je les ai fait progresser lors de cet épisode ou du précédent.
+ J’ai ajouté l’historique de Père Benoît.

Question au public :

Dans l’optique de rendre ce roman-feuilleton plus interactif, et donc plus rôliste, je pose désormais une question à la fin de chaque nouveau feuilleton, et je tâcherai de tenir compte au mieux de vos réponses dans le feuilleton suivant.

Voici la question qui fait suite à cet épisode :

Que vont entreprendre les nonnes pour s’attirer la sympathie de Père Benoît ?

Episode suivant :

14. Tombé du ciel
Entre un prêtre exorciste qui avance ses pions, une escapade enfantine au cimetière et un mystérieux cadavre, un épisode construit avec un programme d’écriture de plus en plus complet et automatisé.

5 commentaires sur “[Dans le mufle des Vosges] 13. La main et la couronne

  1. Et bien, peut-être qu’elles pourraient mettre un peu d’eau dans leur vin et être un peu plus consensuelles, tenter d’apaiser les tensions entre elles et la population. Elles peuvent peut-être « tendre la main » et proposer d’organiser un sorte de fête pour célébrer la venue du père et enterrer la hache de guerre, même si elles n’en pensent pas un mot. Ce serait aussi, pourquoi pas, l’occasion d’observer les villageois et faire un rapport circonstancié sur la situation au père, quitte à dévoiler involontairement des informations à un éventuel antagoniste.

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