Podcast Outsider N°39 : Game Design Jeu de Rôle : Mon personnage et moi #7

7ème épisode d’une série de podcasts Game Design consacrés à la diversité des relations que nous pouvons entretenir avec notre personnage de jeu de rôle.

Dans cette épisode, nous évoquons diverses choses trouvées sur le net (au sujet du jeu expressionniste, et aussi au sujet du jeu en fusion avec son personnage), nous terminons de voir quel rôle jouent les mécaniques de jeu dans notre rapport au personnage, et nous voyons comment le jeu à secrets et le jeu en transparence influent sur le rapport à notre personnage.

Avec Sélène Tonon. Un grand merci à elle pour sa participation !

Formats

mp3 à lire / télécharger

vidéo sur YouTube

UMTAD, cc-by-nc, sur flickr.com

Liste des podcasts de la série

#1 (le personnage existe-t-il ? ; face à l’immersion ; face à l’adversité)

#2  (face à notre propre intimité)

#3  (suis-je le personnage ou non 1)

#4 (suis-je le personnage ou non 2 ; face au partage des autorités narratives)

#5 (se jouer soi-même… ou pas ; jouer avec la tête ou avec les tripes)

#6 (Différence et proximité par rapport à son personnage ; Face aux mécaniques 1)

#7 (Face aux mécaniques 2 ;  jeu à secrets et jeu en transparence)

#8 (le jeu intérieur ; le rapport au collectif)

Plan / Biblio

Pendant ce temps sur le net

Solange et le jeu expressionniste

Solange te parle, Pourquoi tu parles bizarre ?, sur Youtube

 

Arjuna Khan sur le Discord des Courants Alternatifs :

“Non moi je joue en fusion, je suis plus une joueuse à bleed en fait

juste [Frédéric Sintes] défend beaucoup l’idée qu’il faut défendre les intérêts de son perso sans recours au méta/sans jeu en surplomb, sinon c’est mou

[…]

La fusion tu cherches à te coller au plus proche de ce que ressent / vit ton  personnage. Pour moi c’est clairement du jeu de sensation ou tu vas notamment utiliser tes propres sentiments pour mieux vivre le truc comme l’explicitait Thomas dans son article.

L’immersion, tu cherches à te comporter comme ton personnage se comporterait typiquement tu l’amène pas volontairement dans du drama alors qu’en jeu en fusion je le fais tout le temps.

Typiquement si tu peux éviter une emmerde et que ton personnage en a conscience tu vas le faire.

Pour moi l’archétype du jeu immersion c’est Sens, Hurlements, ou parfois Vampire quand l’archétype du jeu en fusion c’est La vie de l’absent, Les petites choses oubliées ou Inflorenza.

Eugénie : est-ce que tu dirais qu’en fusion tu joues plutôt le « ça » du perso et en immersion plutôt son surmoi ?

ah oui non rien à voir, au vu de tes exemples, pardon

Arjuna Khan : Je prépare d’ailleurs un gros article sur le jeu sensoriel car j’ai souvent beaucoup d’incompréhension sur le sujet. Le jeu sensoriel tout est dans le titre tu recherche des émotions et des sensations. Et contrairement aux apparences un jeu plus forgien, plus émotionnel n’est pas forcément le plus approprié pour faire du jeu sensoriel car ça dépend de beaucoup de facteur.

Typiquement un Appel de Cthulhu serait plus efficace qu’un Prosopopée ou un Happy TogetherPour moi en tout cas.”

Pierre-Olivier Blondont, L’expression, la forme sensible du GN, sur Electro-GN

Thomas Munier, Comment utiliser les sentiments de la joueuse et du personnage pour renforcer l’immersion dans les jeux de rôles, sur Courants Alternatifs

 

Face aux mécaniques (suites)

Jouer en esprit de playtest : par exemple, on va chercher à tester toutes les compétences du personnage, et cela va guider notre roleplay.

Brie Sheldon : Convention playtester tips, sur Thoughty

On joue deux rôles : on joue à la fois son personnage et soi-même joueuse (dans le sens où notre posture méta peut être fabriquée)

Série de parties filmées avec des acteurices qui « jouent » un rôle avant de jouer un personnage  : Role N Play sur Youtube

Thomas Munier, On joue deux rôles, sur Courants Alternatifs

Ho’oponopono / GN / Millevaux (et sûrement plein d’autres GN jeepform) permettent d’habiter son personnage en permanence et jouer totalement l’émotion, ce que permet moins le JDR (où l’on s’interrompt pour le méta jeu et pour écouter ce que disent et font les autres, où l’on minore ses tonalités de voix… Or dans les GN immersionnistes, pas de méta, et quand on écoute, le personnage écoute, tout en roleplayant son attitude)

Thomas Munier, Une dernière chance, compte-rendu d’un GN Millevaux joué avec le jeu de rôle Ho’oponopono 

 

Face à l’imprévu

Jeu caché

Façon de jouer où certaines joueuses (souvent le MJ) cachent des informations aux autres (règles, univers, révélations, motivations des personnages, attentes de joueuses, événements hors-champs, jeu en aparté). Génère du jeu à mystère, du jeu à suspense, une meilleure immersion dans le personnage (la joueuse ignore ce qu’ignore son personnage, ce qui crée une synchronicité), un apport plus digeste de l’information.

Jeu transparent

Façon de jouer où toute l’information (règles, univers, révélations, motivations des personnages, attentes de joueuses, événements hors-champs) est connue de toutes les joueuses. Génère du jeu en sécurité, responsabilise toutes les joueuses dans la réussite de la partie, offre à chaque joueuse l’éventail total de ses options, offre une meilleure immersion dans l’univers, permet la mise en abîme, permet de préparer les réactions de son personnage.

Pour aller plus loin :

Podcast Radio Rôliste : Hors-Série : J’peux m’lever de table ? #2 – La transparence

(bien jouer la réaction de nos personnages face à la révélation de mystères) la mort de l’auteur, c’est aussi conférer une partie du talent au récepteur : la qualité ou la profondeur de l’expérience sont très dépendantes de la capacité du récepteur à comprendre, interpréter, extrapoler et s’émerveiller. Et je plaide carrément pour cette approche aussi en JDR. Développer un sens de l’émerveillement me paraît un geste rôliste salutaire.

(vers la transparence ultime : quand la fin est connue d’avance)

Jeu cathartique : exemple La clé des nuages quand je joue mon mage en quête du plat suprême pour se faire pardonner de son père, et son père meurt pendant sa quête : je le savais d’avance (en tout cas j’ai tout fait pour le provoquer) et la morale c’était qu’il aurait mieux valu qu’il passe du temps avec son père : j’ai joué cette direction pour expérimenter ce que ça se faisait.

Ironie dramatique. Dans Ten Candles, on sait par avance que son personnage va mourir. Que nous reste-t-il à jouer ?

Morora : Ten Candles, mon indigestion de fin d’année, sur Suck My Dice

Thomas Munier, Pompéi, compte-rendu de partie sur Terres Étranges

Table ronde au Stunfest : L’horreur dans les visual novels, sur Ludologies

 

7 commentaires sur “Podcast Outsider N°39 : Game Design Jeu de Rôle : Mon personnage et moi #7

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