Quand j’avais

QUAND J’AVAIS

Entre patois rural et étrangeté totale, un récit par Claude Féry

(temps de lecture : 2 min)

Joué le 06/04/2020

Le jeu : Sève la durée du oui, gamins du bois confrontés aux beautés et aux horreurs du sauvage, par Claude Féry

L’univers : la forêt de Millevaux

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Manx Literature, domaine public

Toutes les photos suivantes sont de Claude Féry (par courtoisie).

Le théâtre :

Proposition de situation de départ pour notre prochaine session, probablement jouée ici même, en raison du confinement : Quand j’avais

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L’histoire :

Nous avons joué hier soir une nouvelle session avec comme point de départ le cadre quand j’avais. Nous avons sur 1h30 de jeu débuté l’errance des gamins.

Beaucoup tout plein de rires, un peu d’espièglerie, c’est comme ça dans le monde de rouille.

Nous avons découvert des œufs qui vibrent. Aristotote les a touché et Cellophane a essayé de les réduire en omelette avec son bâton, les deux zozos en remorque de notre chef provisoire, Apollinaire. Après la main de Aristotote est devenue toute noire comme le bois mort au haut des villages. Puis après qu’il l’ait trempée dans l’eau sur les conseils d’Apollinaire, elle est devenue grise comme de la cendre. Le bras de Cellophane il était tout bizarre et La Germaine lui a dit qu’il était tout craqué dedans, comme il avait voulu faire aux œufs qui vibrent.
Ils se sont chamaillés avec notre nouvelle cheffe, la Germaine, et nous ont quitté. Ils la trouvent trop trop méchante.

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Pendant que La Toinette La Astride et Le Hélinan construisaient un château de boue autour des racines de notre saule, L’Apollinaire et L’Gérard sont allés chasser des lézards. Ils sont revenus à presque-nuit avec deux gros verts et deux grands multicolores à ocelles de paon.
Cuits sur des œufs à feu, ils ont bien grillés. Leurs carapaces brisées, ils étaient bien juteux.
Au matin La Germaine nous a raconté un cauchemar pas cauchemar où elle avait vu les deux zozos avec des yeux noirs noirs qui marchaient comme endormis pour mieux la boulotter, et là, et bien là, parce que elle est cheffe et combat les cauchemars, Zim boum elle les a repoussé.

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Et L’Gérard il a raconté le sien, pareil pas pareil, où l’Aristotote, sous les rayons de la lune, à l’ombre d’une vieille tour de l’autre côté du lac il est devenu tout friable et que le Cellophane il s’est mis dans cocon tout de moisissures. Et à la lune nouvelle et bien sa tête elle a déchiré le cocon avec ses mandibules, il a mis son chapeau et pis il est parti.
Alors Le Hélinan il a dit au Aristotote qu’y voulait pas qui s’déboite.
Et là ça s’est arrêté.

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Commentaires de Thomas :

Merci pour ce nouveau témoignage ! J’adore le ton du compte-rendu, entre mélange de patois rural et étrangeté totale. Bon, c’est pas trop vegan, mais je me suis déjà exprimé moultes fois sur la question 🙂

Le texte de Quand j’avais est super chouette ! Qui l’a écrit ? Ça correspond à un jeu ou à autre chose ?

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Un commentaire sur “Quand j’avais

  1. il y a tellement de choses dans les retours de partie de Claude Féry. Par exemple, dans celui-ci, un nouveau théâtre. Je pourrais diffuser les deux à la suite, mais j’ai déjà beaucoup trop de super contributions de Claude à diffuser 🙂

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