[Récit de partie : L’Autoroute des Larmes] La paix des ours

LA PAIX DES OURS

Entre oubli, violence et sauvagerie, une excursion de l’Autoroute des Larmes dans le vieux Sud américain. Un récit par Gudrun

(temps de lecture : 13 mn)

Le jeu : L’Autoroute des Larmes, un road-movie triste et chamanique par Thomas Munier

Joué le 23/08/2020

Avertissement sur le contenu : voir après l’image

Image

bgwashburn, brian gonzalez, cc-by & grepsy, cc-by-sa

Contenu sensible : violence raciste

L’histoire :

On commence à Nashville, quelques décennies avant l’avènement de Millevaux. Autrefois, les populations autochtones vivaient ici et vénéraient la montagne sacrée. Puis ces cons de blancs sont arrivés. Ils ont ravagé la montagne parce qu’elle contenait de l’or. Mais elle n’en contenait pas beaucoup.

Alors la ville s’est appauvrie aussi vite qu’ils l’avaient bâtie. Misère, drogue et fange sont maintenant son lot quotidien. Les autochtones bossent comme ouvriers agricoles ou vendent du shit. La montagne est creuse et les anciens chercheurs d’or font la manche sur le trottoir.

On crée le personnage :
Kwanita
objectif : trouver la paix intérieure
symboles : chamanisme, folie

Kwanita est un Ojibwa. Il bosse dans un garage et se résigne sur son sort. Il n’a pas tellement d’amis, manque de thune, et surtout de sens dans sa vie. Il est assez féru de chamanisme mais c’est un type tranquille.

Il a 3 contacts :
1/ Hanjemi, une vieille qui lui a enseigné le chamanisme. Elle vit aux abords de la ville dans une cahutte. Elle fume des calumets toute la journée et se balade en costume traditionnel. Les flics l’ont perquisitionnée plusieurs fois mais ils n’ont jamais rien trouvé d’autres que du tabac chez elle.
2/ Mike, un blanc qui bosse à son garage. Un pote à lui.
3/ Son petit frère, Wakiza. Ses parents le lui ont confié parce qu’il n’y a pas d’école là où eux habitent.

Il connait 3 lieux étranges dans la forêt :
1/ Une clairière avec un grand totem de pierre qui représente l’esprit du serpent, l’esprit de l’ours et l’esprit de l’aigle. Il a vu ce totem étant enfant et il l’a trouvé assez creepy.
2/ Une crevasse avec une cascade, pas loin de la mine abandonnée. La légende prétend qu’un guerrier y aurait combattu un ours et que tous deux seraient partis dans le courant.
3/ Une cabane en gros rondins de bois avec des tonnes d’attrape-rêves et un gros crâne de vache devant. Il y est allé plusieurs fois, à chaque fois elle était vide.

On est en fin de journée. Le soleil se couche, faisant des ombres de sapins un tas de mikados sur la ville. Kwanita est chez lui, en train de se faire des tartines de sardine sur du pain. On frappe à la porte, il va ouvrir.

C’est Kyee, le meilleur ami de son petit frère. Il est inquiet.
-Wakiza est là ?
-heu…
-Il m’avait dit qu’il allait chez ses parents pour les vacances mais aujourd’hui il a raté la rentrée. Il est malade ?

Kwanita est soudain pris d’un doute. Il voulait faire une surprise aux parents en leur amenant Wakiza en autostop pour les vacances. Mais il ne se rappelle ni de l’avoir emmené ni de l’avoir récupéré. Il lui semble l’avoir vu pour la dernière fois en allant le chercher à l’école à la fin du trimestre, et après, black out complet.

Il appelle Wakiza, qui évidemment n’est pas là. Kyee s’inquiète. Il a peur que son ami ait été enlevé. Kwanita lui dit de ne pas s’en faire, que Wakiza doit simplement être chez leurs parents et qu’il va aller le chercher en autostop le lendemain. Kyee demande si il peut venir.
-tes parents sont d’accord ?
-vous pouvez les convaincre ?
-soit.

Kwanita et Kyee traversent les rues boueuses pour aller chez Kyee. En chemin, un vieux chercheur d’or estropié bouffé par la tuberculose leur vend une carte censée mener à un gisement d’or. Kwanita est très sceptique, mais le vieux avait l’air de crever de faim. Ensuite il rencontré le père de Kyee. Un sioux de 2 mètres qui dégage une force démesurée. Pour arriver à le convaincre, Kwanita doit accepter un prix à payer : il devra s’assurer, sur la route, que le vieil oncle ermite du sioux est toujours en vie et lui remettre un sachet de tabac. Mais le sachet de tabac semble spécial, il dégage une énergie étonnante. « et surtout ne le consommez pas en route ! »

Kwanita rentre chez lui. Alors que la nuit tombe, il essaie de faire un rêve de shaman pour retrouver ses souvenirs. Il s’enfonce dans la forêt, et dans ses souvenirs. Il aperçoit un souvenir datant d’un peu après sa dernière trace mémorielle de Kyee. Il se voit lui même, complètement hagard, errant dans la forêt. Il suit l’opposé de son chemin pour trouver d’où il vient. Pour retrouver son point de départ, il doit affronter un cauchemar. Dans un tronc d’arbre creux, il voit une grotte où un ours dévore un enfant. Ensuite il tombe sur la cabane avec le crâne de vache. À l’intérieur, des traces de lutte, et une piste qui remonte plus haut dans la montagne. De toute évidence d’autres gens sont parti.e.s de la cabane dans la direction opposée. Si il veut atteindre le bout de la piste, il y a un prix à payer : l’ours du cauchemar va le poursuivre.

Kwanita court à toutes jambes mais l’ours le rattrape. Il glisse dans une pente pleine de graviers et s’éclate la tête sur une pierre au bord d’une rivière. L’ours lui saute dessus. Il choisit de gagner un pouvoir. L’ours lui bouffe un bras et une jambe en plus de lui lacérer le torse à coup de griffes. Le corps de Kwanita est emporté par le courant. Il se rattrape avec son bras et retrouve la piste en rampant. Elle mène jusqu’à la crevasse avec la cascade qui coule au fond. Son sang coule sur la pierre et tombe dans la rivière.

Kwanita se réveille aux alentours de 3h du matin alors qu’un oiseau bouffe le pain de sa tartine. Il mange puis va se coucher.

Le lendemain aux première lueurs il va chercher Kyee. Ses parents l’ont mis en costume traditionnel. Ils partent tous les deux faire de l’autostop à l’entrée de la forêt.

Une voiture de la police locale arrive.
-Vous n’étiez pas en train de faire de l’autostop ?
-non non on attend un ami pour démarrer une randonnée…
-Vous devriez pas, des gens disparaissent en ce moment. Surtout des comme vous si vous voyez ce que je veux dire. Alors prenez garde et prévenez la police si un de vos proches disparaît.
Les flics se cassent.

Ensuite une voiture rose arrive. Une fille entre deux âges leur demande où ils vont.
-À Owkland-Gulch
-J’y habite. Montez.
La fille (on a oublié de lui donner un nom donc ce sera « la fille » jusqu’à la fin) rappelle quelque chose à Kwanita mais c’est flou.
-excusez moi, on s’est déjà croisé quelque part ?
-non je ne crois pas

Pendant le trajet Kwanita voit Kyee dérober des choses dans le sac de la fille. Il ne dit rien. À un moment Kwanita a une vision fugitive : il aperçoit une écureuil géant bouffer le corps d’un autochtone dans les fourrés. Il ne dit rien.

La fille les invite dans un snack. Des serveurs faméliques amènent des frites nuggets à quelques familles. L’endroit est franchement glauque. Il y a un distributeur qui donne des bulles en plastique avec des jouets. La fille donne une pièce à Kyee pour qu’il ait un jouet. Un porte-clé avec un écureuil en peluche sort de la machine. Ensuite ils s’attablent tous les trois et discutent. La fille est photographe, elle s’intéresse beaucoup au chamanisme et ferait bien des séances de photo avec eux. C’est un peu vendre leur culture aux blancs, mais Kwanita s’en fout. Ils échangent leurs numéros.

Puis le garçon va aux toilettes et assez vite la fille aussi. Kwanita se retrouve seul. Les deux autres mettent du temps. Il va voir dans les toilettes des hommes. Deux grands gars se lavent les mains. Kyee pleurniche dans une cabine. Kwanita lui demande d’ouvrir et entre. Kyee s’est fait engueuler par la fille parce qu’il lui avait piqué des trucs. Elle lui a tout repris. Pourtant il y avait des belles photos et des dessins avec des jolis symboles. Kwanita le console et il ressortent. Les types qui se lavaient les mains se retournent. Ils ont chacun un patch du drapeau confédéré sur leur veste. Les deux gros crânes rasés commencent à les intimider :
-Non mais regarde moi ces sous-races dégénérées, ça viole ses propres gosses dans les toilettes, non mais vous avez pas honte ! 

Le ton monte. Kwanita refuse de se laisser cracher dessus par les deux fachos. Il leur tient tête. Ils se mettent torse nus (l’un d’eux a une croix celtique tatouée sur un bras) et se préparent au fight. Kwanita dit à Kyee de fuir. Kwanita est dans la merde, il ne fait pas le poids face à ces deux masses de muscles. Il dépense son pouvoir.

Il esquive un coup de poing du premier qui explose un distributeur à savon et fout un coup de pied au deuxième. Les coups pleuvent, il éclate le crâne du premier contre un lavabo et explose l’autre sur le carrelage. Il s’est fait péter le nez mais il les a tous les deux foutus par terre. Il leur fout des coups de pieds dans les côtes et se casse. Il se sent fort, il a l’impression qu’une force magique lui confère de la puissance. Il récupère Kyee « la fille a payé et elle est partie ». Au comptoir, une vieille autochtone se lamente de la disparition de son compagnon. Kwanita s’entretient brièvement avec elle.

Ensuite ils vont chez les parents. Évidemment, Kwanita n’a jamais amené Wakiza ici. Sa mère se met à paniquer. Elle hurle qu’il faut tout de suite mettre son fils en transe dans une tente pour que les souvenirs reviennent. Et ni une ni deux Kwanita se retrouve dans une tente, en sueur, noyé dans de la vapeur. Il s’enfonce dans des hectolitres de sueur et replonge dans ses souvenirs.

Il se voit sur la route dans la forêt. Il voit l’auto rose garée sur le bord de la route. Il suit une piste et se voit en compagnie de la fille et de Wakiza. Elle fait des photos d’eux en tenue traditionnelle. Elle leur propose ensuite d’aller se désaltérer à la cabane où il y a de quoi boire. Elle fait un clin d’oeil discret à Kwanita, qui le lui rend. Ensuite ils entrent dans la cabane. Kwanita est à l’extérieur et ne voit pas ce qui se passe. Il essaie de rentrer dans la cabane en pensant être invisible et ne pas perturber le souvenir. Le prix à payer serait de demander à ses parents de verser le sang de Kyee sur lui pour prolonger la vision. Il refuse et prend un pouvoir. Il provoque un paradoxe mémoriel, la vision se stoppe et un problème supplémentaire apparaît : il est amoureux de la fille.

Ses parents le pressent de questions. Il pense pouvoir retrouver son frère à la cabane. Sa mère lui ordonne d’y aller tout de suite, alors que la nuit tombe. Il s’exécute et part dans la nuit avec Kyee. Il appelle la fille par téléphone.
-Quand on a fait des photos dans la forêt, tu sais où a fini mon frère ?
-Il n’est pas reparti avec toi ? Dans mon souvenir c’est ce qui s’est passé
-ah. Pourquoi tout à l’heure tu as fait comme si on ne se connaissait pas ?
-écoute, je préfère en parler en vrai. Je te donne rendez-vous à la cabane.

Dans les rues, ils tombent sur une bande de six skinheads suprémacistes blancs :
-Comme on se retrouve. Alors comme ça tu tabasses nos frères ?
-Écoutez j’ai pas envie de me battre. Vous êtes six et je suis seul.
-On se protège comme on peut. La guerre des races est proche. On sait ce qui se prépare. Vous, les peaux-rouges, vous disparaissez tous dans la forêt en ce moment. Vous passez dans la clandestinité et vous vous préparez à la lutte armée. On sait comment ça finit, c’est comme les chiens enragés, on leur donne la main ils bouffent le bras. Si aujourd’hui on te laisse tabasser nos frère, demain tu vas débarquer en armes, tuer nos enfants, violer nos femmes et incendier nos maisons avec tous tes frères dégénérés. Alors oui on est six. Et on va te défoncer.
-Comment vous pouvez croire que c’est vous les victimes dans cette histoire ! Les parents des disparu.e.s pleurent chaque jour !
-C’était pareil pour le black panther party, les parents pleuraient aussi quand leurs enfants entraient dans la clandestinité pour pratiquer la lutte armée. La guerre des races est proche. En fait elle commence maintenant.
Les skins s’apprêtent à le dégommer. Kwanita dépense son pouvoir. Il fracasse le crâne du premier contre le second, met une balayette au troisième qui tombe sur le quatrième, éclate le cinquième à coup de poings et met un coup de coude dans le pif du dernier. Les six skins sont au sol.
Kwanita se casse en courant avec Kyee.

En bordure de la ville, alors que la nuit tombe, je lui impose un choix :
Soit il tombe sur un voiture pleine de skins, soit Kyee pleure et veut rentrer en lieu sûr. Il choisit de faire un détour pour raccompagner Kyee chez les parents. Puis il repart.
Je lui impose de choisir entre rencontrer la police locale ou rencontrer une voiture de skins.
Il choisit la police.

-Qu’est ce que vous faites monsieur ? Vous savez qu’il y a beaucoup de disparitions en ce moment. C’est pas prudent de partir seul dans les bois à une heure pareille, ‘croyez pas ?
-Pour tout vous avouer je cherche mon frère disparu. Je crois qu’il est dans une cabane au fond des sapins.
-Pourquoi vous n’avez pas appelé la police ?
-Bin écoutez, entre nous, on dit beaucoup que la police ne fait rien pour les disparitions.
Les deux flics, vexés comme des poux, mettent un point d’honneur à l’accompagner. Il préviennent le commissariat et s’enfoncent dans la forêt avec lui. Les deux flics s’appellent Bob et Pete.

En chemin, Kwanita voit l’ombre d’un écureuil géant. Il en fait part aux autres, qui fouillent dans les forêts. Soudain Pete pousse un cri. Ils le voient face à eux, pâle et souffrant le martyr. Il s’effondre. Dans son dos, un écureuil de la taille d’un chimpanzé adulte est en train de lui graver un pentacle dans la chair. Bob hurle. L’écureuil se jette sur Kwanita.

Il consomme un peu du tabac du père de Kyee.

Ses poils poussent, il hurle, devient plus fort et fracasse l’écureuil contre un tronc d’arbre. Les flics lui demandent si ça va. Le joueur répond avec une voix extrêmement grave et caverneuse
-OUI ÇA VA. JE ME SENS BIZARRE MAIS ÇA VA PASSER.
Les flics sont terrifiés.
Soudain ils s’aperçoivent que l’arbre en face d’eux est recouvert d’écureuils géants. La nuée d’écureuils saute sur Kwanita. Si il veut les vaincre, Bob le flic va mourir. Le joueur accepte et suggère que ce soit lui même qui tue le flic dans un mouvement de rage.

Kwanita mute, sa masse musculaire se multiplie par 4 et sa pilosité par 6. Il massacre tous les écureuils les uns après les autres et lacère le corps de bob. Pete le flic s’enfuit dans les bois.

Kwanita va à la cabane. La fille l’attend. Elle est surprise de le voir dans cet état :
-les souvenirs te sont revenus très vite. Tu as déjà acquis tes pouvoirs, tu es déjà en communion avec le maître.
-QUELS POUVOIRS ? QUEL MAÎTRE ? OÙ EST MON FRÈRE ?
-tu te rappelles du rituel ? Je te propose qu’on en discute dehors, je dois t’emmener quelque part.

Kwanita se rappelle alors avoir rejoint un courant marginal du chamanisme, il y a quelques mois. D’abord en rencontrant un type dans la forêt, puis en discutant avec un mendiant, qui lui a donné l’adresse d’un adepte, il a fini chez la fille à faire un rituel de communion avec celui que tout le monde appelle le maître. Ce rituel impliquait une période d’oubli, pour se questionner. Maintenant Kwanita a franchi cette étape, il devient un vrai serviteur du maître, conscient de lui même.

Ce courant du chamanisme repose sur un principe simple : pour avoir la paix intérieure, il fait avoir la rage la plus sauvage, violente et meurtrière à l’extérieur. Pour être en paix avec soi même il faut être en guerre avec le monde qui t’entoure, être ultra-violent, massacrer, déchirer tuer jusqu’à être ivre de sang. Le maître confère à tous le pouvoir nécessaire à une telle violence.
C’est grâce au maître que Kwanita est aussi fort à la bagarre.
C’est grâce au maître que la drogue le transforme en ours monstrueux.

-OÙ EST MON FRÈRE ?
-Tu ne te rappelles pas ? Quand tu étais en transe chez moi tu as accepté ce prix. Ton frère a nourri le maître, il était la condition de ta paix intérieure.
-JE NE ME LE PARDONNERAI JAMAIS
-Mais au fait où est le gamin que tu trimballais tout à l’heure ?
-IL A VOULU RESTER CHEZ MES PARENTS.
-le maître a faim, nous devons lui amener de quoi se rassasier. Il nous faut un corps humain.
-IL Y A UN CADAVRE DE FLIC PAR LÀ. SI LE MAÎTRE LE VEUT…
La fille se transforme en ours-garou de 4 mètres. Elle a un pouvoir colossal.
Ensemble, il récupèrent le corps du flic et vont à la crevasse. Ils sautent dans l’eau et vont dans une grotte. Il sacrifie le corps sur un pentacle de sang et le maître se montre alors.

C’est un shoggours. Un shoggoth qui a choisi de n’avoir que des appendices d’ours. Il leur parle :
-MERCI. MAINTENANT SORTEZ, RETOURNEZ CHEZ VOUS, REPRENEZ FORME HUMAINE ET ATTENDEZ MES INSTRUCTIONS. NOUS DEVONS ÊTRE PRÉCIS ET ORGANISÉS.
Kwanita demande :
-MAÎTRE, QUEL EST NOTRE PLAN, QUE FAISONS NOUS ICI ?
-NOUS PRÉPARONS LA GUERRE QUI VIENT.
-LA GUERRE ?
-PARTOUT DANS LES FORÊTS, DES SHOGGOTHS COMME MOI ATTIRENT À EUX DES SERVITEURS. PARTOUT ILS SE NOURRISSENT D’HUMAINS POUR GROSSIR. NOUS DEVONS ÊTRE À LA HAUTEUR DU RESTE DE LA CONSPIRATION. JE DOIS ENCORE GROSSIR, GROSSIR, MANGER DES HUMAINS. ET BIENTÔT NOUS SERONS PRÊT.
-CONTRE QUI MENONS NOUS LA GUERRE ?
-CONTRE L’HUMANITÉ.
-UNE CIVILISATION PUANTE ! JE HAIS LEUR GOUDRON ET JE VEUX VOIR LEURS VILLES DÉCLINER. MAÎTRE, J’ESPÈRE QUE BIENTÔT LA FORÊT ENVAHIRA TOUT ET QUE C’EN SERA FINI D’EUX.
-JE L’ESPÈRE AUSSI MON BRAVE KWANITA.

Retour du joueur :
-le système de jeu est super
-c’est marrant de jouer avant l’avènement de Millevaux
Retour du MJ :
-Encore une mécanique de jeu et un univers qui aident bien à improviser.
-Je n’ai pas utilisé tous les éléments des questions au départ, la partie mine d’or est passée à la trappe, ainsi que plusieurs contacts et un lieu.
-Je n’ai pas donné de prénom à la fille, ce qui est un peu con
-Tout a coulé de source tout seul et je me suis laissé surprendre par la dernière réplique du joueur. J’étais tellement le nez dans le guidon de l’impro que je n’avais même pas pensé que toute cette conspiration pouvait être à l’origine de Millevaux. Je l’ai twisté et il m’a twisté, ce qui est assez rare en JDR.

Bien qu’un peu maladroite par moment, cette partie était très cool.

Commentaires de Thomas :

Un grand merci Gudrun pour avoir essayé un autre jeu Millevaux !

A. L’Autoroute des Larmes est à la fois un théâtre pour Inflorenza et un jeu à part entière motorisé par Inflorenza Minima. Visiblement, tu as joué avec la deuxième forme, donc ton CR n’est pas au bon endroit. Pour la forme, j’ai créé une rubrique « Autoroute des Larmes » et j’y ai déplacé ton CR.

B. C’est assez drôle que tu transposes l’intrigue aux Etats-Unis alors que le jeu est censé se passer au Canada. ça change le point de vue.

C. Ton héros gagne un pouvoir en se faisant mutiler en rêve par l’ours. A priori, je n’aurais pas permis ça, car ici le prix à payer n’en est pas un : dès qu’il se réveille, le héros retrouve ses membres entiers. J’aurais fait payer un prix qui a une implication dans le réel (par exemple, l’ours va le retrouver dans le monde réel) ou alors j’aurais donné une grande importance au monde onirique afin qu’y perdre un bras ou une jambe s’avère vraiment handicapant.

D. J’aime beaucoup la façon dont tu fais ressentir l’oubli qui s’empare du personnage.

E. Dans la hutte de sudation, c’est intéressant que le personnage refuse le prix à payer (verser le sang de Kyee), mais propose une complication supplémentaire (tomber amoureux de la fille) pour avoir un pouvoir.

F. Punaise, c’est pas du foin ton tabac 

G. Un shoggours ! Oh, vision d’horreur ! 

:)

Réponse de Gudrun : 


 B. J’ai pas une image mentale très claire du canada, contrairement aux états unis qui m’évoquent plus d’ambiances et d’images.


 C. Je suis d’accord pour dire que c’était gentil comme prix. C’était un peu la prise en main du système, c’est la première chose qui m’est venue. Dans ma tête, je me disais plus ou moins que le prix à payer c’était que la blessure ferait se finir le rêve beaucoup plus vite et qu’il pourrait ni visiter la grotte dans la crevasse ni d’autres souvenirs. Mais j’aurais du le dire explicitement au joueur.

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