Podcast Outsider N°47 : Millevaux : Mille façons de jouer à Inflorenza

Le jeu de rôle Inflorenza, conçu au départ pour émuler un type assez spécifique d’aventures dans l’univers forestier de Millevaux, s’est avéré assez plastique pour générer mille façons différentes de jouer. Retour sur un jeu pâte à modeler avec une équipe qui totalise des dizaines et des dizaines de parties au compteur : Épiphanie, Eugénie, kF, Arjuna Khan et moi-même.

L’enregistrement de ce podcast est ancien (janvier 2017) donc certaines choses comme annoncées en progrès ont été sorties depuis, mais dans l’ensemble les constats donnés sur le potentiel du jeu restent d’actualité, à mon avis.

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photomontage réalisé pour le compte-rendu Les Enfants Disparus, par kF

crédits : Alexander Synaptic, amaury laporte, anyjazz65 licence cc-by-nc, claire munier, par courtoisie

 

Plan résumé :

1. Présentation

2. Sur narrer des bouts de parties

3. Les personnages

4. Les Théâtres

5. Le jeu en campagne

6. Contraintes et libertés

7. Exporter vers un autre univers

8. Les variantes d’Inflorenza

Plan déplié :

1. Présentation

Inflorenza, conçu au départ pour émuler un type assez spécifique d’aventures dans l’univers forestier de Millevaux, s’est avéré assez plastique pour générer mille façons différentes de jouer. Retour sur un jeu pâte à modeler avec une équipe qui totalise des dizaines et des dizaines de parties au compteur : Épiphanie, Eugénie, kF, Arjuna Khan et moi-même.

2. Sur narrer des bouts de partie

kF :

Un écueil que j’entrevois (et qui se dessine déjà pas mal dans ce que j’ai écrit au-dessus) : j’ai peur de passer mon temps à raconter des bouts de fiction. Tu nous encourages à évoquer nos façons spécifiques de jouer, Thomas, du coup je réfléchis à toutes les habitudes de ma table (,,…) et à chaque fait se rapporte une anecdote de jeu. J’espère que vous saurez m’arrêter si je divague visiblement !

3. Les personnages

Arjuna :

Casser les codes avec Inflorenza :

+ Le syndrome du horla porn à l’honneur
+ Jouer un seul personnage à plusieurs

kF :
J’aimerais bien parler aussi de la diversité des choses que l’on peut incarner en guise de personnage à Inflorenza. Je vois qu’Arjuna veut parler de horlas et du fait d’incarner le même personnage ; je crois qu’il y a un paquet de choses jouables, diverses et surprenantes, que l’on peut être amenés à jouer :
+ il est arrivé plusieurs fois qu’en milieu de partie, l’on découvre qu’un personnage n’existe pas, se révèle être juste un souvenir ou une élucubration ;
+ des horlas sans forme font des personnages particuliers ; une joueuse a incarné Comptine, une chose imperceptible et sans conscience, qui ne pouvait que rendre des souvenirs aux gens ;
+ plusieurs personnages d’un coup, reliés par un esprit de ruche, …

4. Les Théâtres

Eugénie :

– le fait de préparer nous-mêmes des théâtres avec les questions de comment (comment vous construisez vos cadres, quelle inspiration), qui et quand (quelqu’un en amont ou juste au début de la partie tous ensemble)

– En théâtre, j’avais fait Zone Cancer et Vrille [note de Thomas : Eugénie a fait d’autres théâtres depuis, tels que London Girls ou L’Hôpital. Vrille et Zone Cancer sont présents dans la bêta de la deuxième édition]. Epi en a fait plusieurs aussi. J’imagine qu’Arjuna et kF aussi. [Note de Thomas : les théâtres d’Epiphanie et d’Arjuna sont aussi dans la bêta de la deuxième édition.]

– Et il y a éventuellement aussi la façon dont on s’est permis de bidouiller sur les tiens pour en faire ce qu’on veut (sur Venise pour jouer du Cape et d’épée) ou la façon dont on a pu en produire à la volée à partir de notes à toi (L’Autoroute des larmes).

Liens :

Compte-rendu de partie : Florenza, par Nebal

Compte-rendu de partie : L’Autoroute des Larmes, par Eugénie

Arjuna :

* Rédiger un théâtre

Deux à mon actif et un en cours

Épiphanie :
– La facilité d’adaptation de textes littéraires à Inflorenza (on avait déjà parlé ensemble de Césaire et de Calvino) autour de mes petites expérimentations sur les guerres médiques, jouées avec Inflorenza et Inflorenza Minima. [Note de Thomas : le théâtre sur les guerres médiques est dans la bêta de la deuxième édition]

– Modifier l’implication des persos dans le théâtre, soit en proposant des « prétirés », soit en plaçant directement sur le théâtre, en complément de la liste des thèmes, un ensemble de questions dans lesquelles piocher, et qui permettront de se passer de la première phrase inclusive lorsque l’on crée le personnage.

Liens :

Compte-rendu de partie : Le Calendrier Lagunaire

Compte-rendu de partie :  Si par une nuit d’hiver un voyageur.

KF :

+ Je pense que ce dont je peux parler le plus facilement c’est la création de théâtre participative : ma table a la grande habitude de générer son théâtre en début de partie à partir d’un brainstorm, d’éventuelles références, etc. et de le compléter en cours de partie en fonction de ce qui s’y passe.

+ Par contre, je n’ai pas trop d’expérience dans l’écriture de théâtre en soi. J’en ai commencé un quand j’ai attaqué Inflorenza mais je ne l’ai jamais testé, et il reste en version bêta depuis.

+ Changer les noms et les théâtres à la volée.

Liens :

Compte-rendu de partie : Les enfants disparus, par kF
Compte-rendu de partie : La Tour

Compte-rendu de partie : La Bataille de la Chair

5. Le jeu en campagne

Eugénie :

– le fait d’orienter du jeu en campagne en adaptant les cadres (on avait commencé sur une campagne avortée de pèlerinage, et c’est en projet du côté d’Epi pour une campagne à venir je crois)

Épiphanie :

– Je suis en train de bosser sur une campagne qui permettrait de décrire un lieu sur plusieurs centaines d’années, dans lequel se placeraient différentes sessions. L’idée est de représenter le passage du temps par des modifications des thèmes dans le théâtre.

kF :

+ C’était notamment très intéressant en mini-campagne, ça rejoint d’ailleurs ce que Épiphanie évoquait à propos de sa campagne en préparation (nous avions un même lieu qui évoluait au fil des âges, de partie en partie, avec quelques éléments qui revenaient en cycle). Une variante, testée en convention pour une campagne à joueuses tournantes, consistait à piocher des thèmes du théâtre dans un grand pool pré-écrit.

+ en campagne, des personnages ayant accompli de grands actes prennent naturellement une place de figures quasi-divines. Je ne sais pas si c’est juste chez moi. Je crois que ça vient de deux choses : l’égrégore qui permet de jouer des répercussions et des conséquences dans tous les sens, et la règle qui permet toujours de rejouer un personnage disparu, même s’il est mort. (plus généralement, les histoires qui se répètent en cycle me semblent un grand grand classique d’Inflorenza dans son ensemble)

+ Jouer divin et cyclique

6. Contraintes et libertés

kF :

+ ne pas enfreindre le système d’instances

Arjuna :

+ Technique de confident & techniques de tables
+ Partage d’autorité
+ Jeu intime pour joueuses qui se connaissent
+ Jeu schizophrène insecure
+ Jeu surréaliste : changer un thème en cours de jeu

Eugénie :

– le fait d’ajouter des contraintes :
+ pour le jeu mindfuck (tri théâtre et Duels pour Epi, Thomas et moi)
+ pour l’exercice de style (épistolaire pour Thomas et moi)

7. Exporter vers un autre univers

Eugénie : – le fait d’insérer une session d’Inflorenza au milieu d’une campagne medfan classique (pour Epi et moi)

Épiphanie :
– Et effectivement l’adjonction de session d’Inflorenza à d’autres campagnes pour donner de l’épaisseur à un lieu en donnant le contrôle de ses habitants aux joueurs. (là je bosse sur un truc de ce genre pour jouer dans l’univers d’Exil).

Épiphanie :

– L’adaptation des mécaniques à des univers excluant un égrégore qui expliquerait le fait que tous peuvent agir sur les actions de tous par ce biais: Remplacement ou suppression.

Eugénie :

Mon projet de mélanger l’univers de Millevaux et celui du Journal de Bridget Jones. [Ce qui a donné le théâtre London Girls, présent dans la bêta de la deuxième édition]

Liens :

+ Compte-rendu de partie : Ginny et ses amies, sur le forum des Courants Alternatifs

+ L’Âme d’Argon, hack à l’intérieur d’une campagne des Chroniques Oubliés dans un univers désertique, par Épiphanie

+ kF, Inflorenza comme jeu générique, sur Courants Alternatifs,

+ Compte-rendu de partie : La nouvelle cuisine du cauchemar, Wonderland le jeu de réalité virtuelle motorisé par Inflorenza.

8. Les variantes d’Inflorenza

kF : Le titre du podcast invite à parler de la perception qu’on a du jeu, et je pourrais en parler à travers la partie d‘Inflorenza Bianca que j’avais jouée ; elle était très influencée par certaines attentes spécifiques que j’avais, et le résultat semble assez différent de ce que tu en avais fait Thomas. Vu la façon dont ce jeu est rédigé, je pense que c’est la version la plus parlante pour discuter de la façon dont on se réapproprie Inflorenza. Un joueur de ma table décrivait Bianca comme un texte à partir duquel construire un jeu auquel jouer. Un pré-jeu de rôles, disons. (A l’inverse j’avais trouvé Minima nettement plus dirigiste et précis, mais je n’y ai pas beaucoup joué, c’est peut-être un avis mal fondé)

Liens :

Compte-rendu de partie : Mille fois tu graviras la montagne, par kF

 

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