Allumez candélabres et flambeaux, éteignez le soleil et embrassez la ténèbre ; aujourd’hui nous ouvrons en grand le cercueil des nuits ardentes et des passions tristes !
(temps de visionnage / écoute : 21 min) / (temps de lecture : 4 min)
Voir mes autres contenus courts sur le jeu de rôle en format triple article / podcast / vidéo.
VERSION AUDIO
📎 Lire / télécharger sur Archive
SOUTIEN
Soutiens ces contenus sur Patreon
MES ACTUS
[Dragonfly Motel] Every key will be lost
A woman in a blue suit, a dog with glowing eyes and a mysterious bartender blur the line between dream and reality. Keys are lost and faces disappear from photographs, while demons from the past resurface and an eternal play is reenacted. An actual play with Steve Dempsey, Isabelle Munier, and Thomas Munier.
Duration: 17 minutes
CRÉDITS
Le petit bonhomme en plâtre est une photo de Thomas Hawk, cc-by-nc.
Un grand merci aux personnes qui soutiennent ce projet de vidéos sur Patreon :
royneau ; DeReel ; Denis Langevin ; Maître Yo ; Claude Féry ; Ely Chevillot ; Sylvain ROUSSEAU ; Calameche ; Eric PRADEAU ; Julien Pouard ; Mathieu Grayer ; kF
LIENS UTILES
Notions
- axiomes
- bac à sable du quotidien
- body horror
- direction artistique
- jeu voidpunk
- kitchen sink realism
- manifeste
- profondeur
- roman gothique
- romantisme
- romantisme noir
- RP dinette
- sentiment océanique
- sludgecore
- théâtre de la cruauté
Multimédia
Articles
Jeux
- Inflorenza
- La Cour Corbelle
- L’Ordre et le Sauvage
- Inflorenza Minima
- A Cursed Movie in the Deep and Wild
- Cœlacanthes
- Biomasse
- La Trilogie du Punk
- Millevaux Sombre
- Dragonfly Motel
- Le Témoignage
- Nuit
Univers
Roman
Nouvelle
Film
Tableau

LE SCRIPT DE LA VIDÉO
L’air, me sembla-t-il, devint alors plus dense, parfumé selon un encensoir invisible balancé par les Séraphins dont le pied, dans sa chute, tintait sur l’étoffe du parquet.
« Misérable, m’écriai-je, ton Dieu t’a prêté — il t’a envoyé, par ces anges, le répit — le répit et le népenthès dans ta mémoire de Lénore ! Bois ! oh ! bois ce bon népenthès et oublie cette Lénore perdue ! »
Le Corbeau dit : « Jamais plus ! »Le Corbeau, d’Edgar Allan Poe, dans la traduction de Stéphane Mallarmé
Aujourd’hui, on va parler d’un genre narratif et d’une esthétique qui me semblent parfaitement coller avec ce que j’ai souvent envie pour Millevaux.
Le romantisme est un trip égotique et passionnel, tout autant qu’une perdition dans les grands espaces, un sentiment océanique (cf. contenu sur la profondeur).
Le romantisme noir est une hybridation du genre avec le roman gothique, et sans doute aussi une modernisation ou une exacerbation de ses thèmes : esthétique exubérante, morbide, passions tristes, body horror, symphonisme…
Je pense qu’une bonne partie de ces thèmes sont très fortement présents dans Inflorenza et La Cour Corbelle.
Cela s’hybride et se condense sous forme de :
- théâtre de la cruauté (L’Ordre et le Sauvage, Inflorenza Minima)
- d’absurde lynchien (A Cursed Movie in the Deep and Wild)
- de grotesque (Cœlacanthes)
- ou de kitchen sink realism (certains modules de Biomasse)
Bien sûr, je suis conscient de multiplier les manifestes de genre :
- il y a eu la profondeur,
- le jeu de rôle punk (et je suis assez curieux de ce que va proposer Côme Martin avec La Trilogie du Punk),
- le jeu voidpunk (dont on parlera dans le prochain contenu),
- et au tout début de Millevaux, l’esthétique sludgecore assumée avec Millevaux Sombre.
Cette multitude d’inspirations et d’influences esthétiques et musicales vient de ma passion pour les jeux-fresques.
Le romantisme noir ne constitue donc pas la seule couleur de Millevaux, mais bien une nuance sur une palette.
Bon j’avoue j’ai pas cité beaucoup de jeux en dehors des miens qui pourraient s’inscrire dans le Romantisme Noir. Il y en a certainement un paquet comme Bluebeard’s Bride, City of Mist et bien évidemment Vampire.
J’aimeJ’aime