Les forêts limbiques sont un élément d’univers souvent abordé dans Marchebranche mais peu explicité. Cela méritait de remettre ce petit descriptif en avant !
(temps de lecture : 2 min)

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LES FORÊTS LIMBIQUES
Un élément d’univers pour Millevaux ou Marchebranche
Les forêts limbiques, domaine des morts, des rêves, de la mémoire et des horlas,ressemblent à la forêt qu’on vient juste de quitter, sauf que les arbres et la terre sont encore plus noirs et que derrière il y a comme un horizon d’un blanc aveuglant. Ici, tout est en négatif. Les corps sont noirs, l’obscurité est blanche, le ciel aussi est en négatif, les cavernes et les montagnes sont inversées. L’égrégore en grande concentration brouille l’air comme s’il y avait un incendie Il est facile de s’égarer, des silhouettes aperçues en bordure nous attirent, des échos familiers qui nous appellent et nous trompent. Parfois, on arrive dans des endroits qui ressemblent à nos souvenirs, les plus tristes ou les plus heureux.
Des feuilles commencent à bourgeonner sur le corps des personnages, symbolisant leurs ressources intérieures, à présent exposées à la vue des autres et aux dangers de ce monde.
Dans les forêts limbiques, les morts parlent aux vivants, les vivants couchent avec les morts pour se réchauffer d’un hiver sans température.
Après une errance qui dure une minute ou cent ans, on trouve son chemin. On sort en passant dans un nouvel arbre, dont le creux est organique et humide, une matrice. Et si l’on a de la chance, on arrive exactement où on voulait être. Si l’on a de la chance…
Malgré ces dangers, des braves et des fous tentent l’aventure de passer dans les forêts limbiques, pour parler à leurs proches disparus, retrouver un ami égaré, subir une initiation, avoir des visions rituelles, se cacher d’un prédateur ou tenter un voyage impossible. Et les horlas qui naissent dans la froideur de cet endroit passent à leur tour dans la nature et dans les rêves.
Les forêts limbiques sont un monde fait d’égrégore, de cauchemars et de fantasmes. On raconte qu’on peut y accéder en rentrant dans des arbres creux, que l’on trouve pour peu qu’on soit assez sensible à l’égrégore.
Les chamanes connaîtraient des potions pour s’y rendre, et certains passeurs prétendent pouvoir vous les faire traverser. On prétend que les forêts sont un raccourci pour se rendre dans n’importe quel endroit vers lequel se dirige notre volonté. La traversée est rapide, mais périlleuse. Parfois, il faut payer son entrée en sacrifiant des souvenirs et des horlas hantent ce monde, certains sont faits de vos plus grandes peurs, d’autres sont plus génériques : Des raies manta qui se nourrissent de nos pensées, ou ce grand cerf livide dont les bois sont faits de bras entremêlés.
Texte par Thomas Munier, domaine public
Pour aller plus loin : voir le jeu de rôle Les Forêts Limbiques
Je crois qu’un texte consacré aux forêts limbiques était prévu dans Marchebranche mais avait été omis faute de place… Ce manque est maintenant corrigé !
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Merci ! En lisant Marchebranche, je me demandais justement. Peut être que ce pdf pourrait être mis sur le site de l’éditeur ?
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Je crois que Dystopia ne peut pas s’encombrer avec toutes les petites add-on de Marchebranche, donc ça restera uniquement référencé sur blog.
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