La nuit

LA NUIT

Une nuit en bateau, cruciale. Une romance vénéneuse. La nuit comme beauté.

Le jeu : Le Témoignage, se confronter à un phénomène qui nous dépasse

(temps de lecture : 2 mn)

Joué le 17/06/17 lors de la Tournée Paris est Millevaux 5

Image

Rémy Saglier, cc-by-nc-nd

Choix de jeu :

Dans cette partie décidée sur le pouce, nous choisissons comme phénomène « une beauté » (je n’en avais encore jamais jouée) et plus exactement, cette beauté sera « la nuit ».

L’histoire :

La lune flotte en morceaux sur l’océan.

Le capitaine est dans la cabine. Il ajuste les machines.

Il remonte les cordages. Rugosité sur ses mains.

La femme est sur le ponton, penchée sur la barrière, un verre de whisky à la main. Rousse. Elle lui fait signe de le rejoindre. Il fait très chaud. Elle n’arrive pas à dormir.

Rumeur des vagues.

Plus tard, la lune disparaîtra et laissera place aux étoiles.

Il l’enserre. Il évoque une nuit douloureuse, elle le reconnaît mais elle veut se souvenir des autres nuits.

« Tu te rappelles quand on s’est baignés dans la fontaine, et qu’on s’est fait prendre en chasse par une estafette de flics ? »

Ils ont plongé dans l’eau du port. Il la ressort de l’eau. Ils partent en bateau en abandonnant leurs copains.

La lune sombre. Arrivée des premières étoiles.

Les cris d’oiseaux de mer en chasse. Sentiment d’immensité.

« Tu partiras après cette nuit.
– Elle ne finira jamais. »

Elle se dresse sur la pointe des pieds et l’embrasse.

Lumière rouge du fanal.

Comme dans un vaisseau spatial.

Elle le pousse sur le ponton mouillé.

Ils font l’amour.

« Tu ne partiras plus cette fois-ci.
– Est-ce que je te manquerai ?
– Oui.
– J’ai besoin que tu me manques. » Air de vengeance

Hochement de la chaloupe.

Une personne tombe à l’eau.

Tous les deux dans le lit de la cabine. La nuit ne finira jamais.

Commentaires :

Durée : 1/2 H

Mise en place : J’ai choisi le phénomène (la nuit), l’autre joueur a choisi le contexte (le bateau)

Retour :

C’était sensoriel, sensuel. Les jetons n’ont pas été trop utilisés. Le jeu à deux s’avère puissant en termes de sensations. On a joué la nuit, avec juste la lumière de la rue, en parlant bas, ça a beaucoup aidé pour nous mettre dans l’ambiance.
Dans les dialogues, je ne me rappelle plus qui disait quoi, mais cela rend bien l’ambiance de profonde ambivalence qui régnait lors de cette partie.

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