GN Valerrance : interviews de participant.e.s, 1

Qui nous traverse toutes et tous

Au gré de la forêt de Valerrance

Coule l’ensourcellement.

Les Christiques rêvent de sanctuariser le bois magique, les Sylvestres rêvent de l’étendre à l’infini… Les Banni.e.s rêvent seulement d’en échapper. Et dans tout cela, les petites histoires se mêlent à la grande.

Le fracas des âmes et des épées va bientôt résonner.

Le GN Valerrance, c’est dans un peu moins de deux mois, soit le 11-12 septembre 2021, et il reste des places ! [Note : pour éviter de vous exiger un pass sanitaire, l’événement est plafonné à 49 personnes. Il reste donc… 18 places. Si vous trouvez la billetterie fermée, envoyez-moi un mail pour être sur liste d’attente]

Histoire d’avoir un avant-goût pour vous faire patienter, j’ai interviewé plusieurs participant.e.s pour connaître leur vision et leur attentes.

(temps de lecture : 3 min)

Dilan Damith Prasanga’s, insane_capture, Kotomi Creations, kurafire, Mark Grealish, modowd, SophieCharlotte, cc-by-nc, sur flickr.com

Interview 1 :

Thomas : Qu’est-ce que tu attends comme expérience du GN Valerrance ?

Anonyme :

Je m’attends à un bac à sable ultra créatif où tout le monde est sur un pied d’égalité devant la bizarrerie à la fois du fond du jeu (improvisation autour d’un univers flou et bizarre) et dans la forme du jeu (improvisation autour de tâches qui encouragent à l’émergence d’histoires loufoques), ce qui permet aussi de s’éloigner de la performance extravertie où on cherche à se présenter sous son meilleur jour de roleplayer, pour permettre l’échec, ou de jouer mal, de bafouiller, d’utiliser des mots peu poétiques pour créer ensemble quelque chose de poétique.

Thomas : Je ne vois pas forcément le jeu sous un angle loufoque, mais c’est vrai qu’il y a quelques rituels rigolos 🙂 J’aime bien ton idée qu’individuellement, on joue pas forcément bien, mais qu’en collectif ça forme quelque chose de beau, c’est plutôt le but en fait.

Anonyme : Je trouve que ça redéfinit la notion de « jouer bien » (comme peuvent le faire d’autres GNs différents hein). Jouer bien dans un GN c’est quoi ? Ma définition passe par la performance d’une part, et la création de moments de jeu forts (qui peut être généreuse ou individuelle). Là on parle de jouer bien dans un GN dont l’ambition esthétique est dans le ressenti interne et dans l’improvisation au sens de ne pas viser la réussite mais le processus.

Thomas : Ma question suivante est : « est-ce que tu te projettes déjà dans une alliance, voire dans une communauté ? » (Pour rappel, en voici la liste)

Anonyme : Je ne me projette pas dans une alliance. La dernière fois, pour être transparente, je me suis beaucoup trop projetée chez les Aubergistes, en me disant que le jeu viendrait à nous, qu’on formerait un groupe uni qui se partagera du jeu, mais finalement c’était un peu plus hétéroclite que ça, et j’ai eu des difficultés à m’intégrer dans le jeu, à me mettre dans l’improvisation sans attente que j’ai vu d’autres avoir plus naturellement. Donc je ne me projette pas pour le moment, mais créer un personnage de façon générale n’est jamais quelque chose qui me parle. Cette fois, je prendrai probablement un prétiré si c’est possible.

Thomas : Cela me fait dire que dans ce genre de GN, il y a souvent une tension entre fixité et mobilité. On a souvent un ou deux campements principaux et beaucoup de jeu peut se faire sans y bouger, ce sera aussi le cas à Valerrance notamment avec le campement des Hospitalites, son feu de camp et son cantinier qui vont attirer beaucoup de monde et permettre aux personnes à mobilité réduite de s’amuser sans être à l’écart. Mais il y a aussi 15 hectares de forêt à parcourir, on va essayer d’y disséminer les campements des dix communautés différentes.
Je crois comprendre que tu pars sur du lâcher-prise, mais de prime abord, qu’est-ce qui te tente plus : camper dans un endroit crucial pour l’intrigue et d’où partiront de nombreux temps forts, ou faire des expéditions en petit comité en forêt ?

Anonyme :
Il y a cet aspect un peu « mass larp » des camps variés, oui, qu’il n’y avait pas dans la précédente session des Sentes à laquelle j’ai participé. Je ne suis toutefois pas convaincue par ce genre de design, parce que j’ai l’impression qu’il y a un effet beaucoup plus important des personnalités hors jeu et de l’emplacement, que de l’intérêt de la variété ou de l’exploration du lieu. Une taverne bien décorée avec un groupe de joyeuxses luron·nes attirera davantage qu’un campement peu décoré avec des super joueur·euses… Et je ne parle pas d’alcool puisque ce n’est pas forcément le type de GN.

Je pars en effet plutôt sur du lâcher prise.

Si j’avais confiance en le design pour qu’un endroit crucial ramène des intrigues et des temps forts, je pense que j’apprécierai d’y rester. Mais souvent les gens partent de l’endroit confortable et bien éclairé pour aller dehors, pour une ambiance plus sombre et dangereuse. Même pour des moments joyeux. En tout cas j’ai l’impression. Alors j’essaierai plutôt de me greffer aux expéditions en petit comité, et compter plutôt sur des liens forts avec peu de personnes et personnages.

3 commentaires sur “GN Valerrance : interviews de participant.e.s, 1

  1. D’autres interviews suivront !
    Notez que même si vous n’êtes qu’intéressé.e par ce GN sans pour autant être inscrit.e, je peux aussi vous interviewer. Le voyage commence déjà dans l’imaginaire !

    J’aime

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