GN Valerrance : interviews de participant.e.s, 4

Quand le passé refait surface

Dans le maquis mémoriel

C’est l’avenir des alliances qui se joue

Un quatrième entretien en prévision du GN Valerrance qui a lieu dans trois semaines !

Il ne reste que deux places !

(Temps de lecture : 4 mn)

Avertissement  : ceci est la retranscription d’une conversation téléphonique, le texte est en partie infidèle à ce qui s’est vraiment dit.

crédits : Dilan Damith Prasanga’s, insane_capture, Kotomi Creations, kurafire, Mark Grealish, modowd, SophieCharlotte, CC-BY-NC, sur flickr

1. Thomas : Bonjour, peux-tu te présenter ?


Sylvain : Sylvain, 48 ans, passionné de jdr (idole assumée : Vincent Baker), de GN (romanesque, mass-larp, tout…. mes préférés : « Vivre vite », « Timing », « Shadow Island », « Nous n’irons plus danser », « Namasté », merde y’en a trop…), de jeux de plateau (fan de Batlestar Galactica)

En ce moment je suis chef de projet informatique mais pas encore pour très longtemps. On prévois d’acheter un terrain à plusieurs pour vivre autrement. 


2 Thomas : Qu’est-ce que tu attends comme expérience du GN Valerrance ?

Sylvain : Déjà du GN, c’est à dire explorer d’autres possibles, d’autres moi, le faire avec des gens que j’aime (Guenic et Emilie) et découvrir d’autres personnes. C’est pour moi une passion qui est très connectée à ma liberté.

En plus les bois ça me parle (je m’appelle Sylvain, c’est pas pour rien). 

Plus précisément j’ai envie de slow gaming, d’ambiance, d’incarnation forte. 

Je suis aussi curieux de voir les mécaniques proposées se mettre en branle.

3. Sylvain : J’ai été assez décontenancé par la création de personnage. Il y a des mécaniques originales et je suis assez curieux de voir ce que ça va donner.

Thomas : En fait la création de personnage donne le « quoi », c’est-à-dire ce que sont censés faire les personnages. Les participant.e.s ont toute latitude pour définir le « pourquoi » (les motivations derrière les actes de leurs personnages) et le « comment » (la façon dont leur personnage réalise tel rituel ou tel action. Ainsi, le rituel d’exorcisme précise que le personnage doit faire un exorcisme, mais ne dit pas quelles sont les composantes d’un rituel d’exorcisme).

4. Sylvain : Ce qui me manque pour le moment, c’est de me raccrocher à un imaginaire, parce que là ça reste assez mécanique. J’ai l’habitude de fantasmer un personnage et là, j’ai du mal à me projeter dans un univers qui a pourtant l’air fort.

Thomas  : C’est vrai que l’univers n’est présenté que de façon laconique, et c’est volontaire. En fait, c’est l’action qui va générer l’univers. Déjà, les différents rituels de chaque personnage dessinnent la façon dont on se comporte et dont on voit le monde (en particulier la forêt) dans Valerrance.

Sylvain  : Mais il y a quand même un cadre, mais on dirait que tu nous laisses gérer.

Thomas  : Moi je donne une direction artistique, des briques de légo, et en effet ensuite l’univers vous appartient. En révélant les souvenirs et les contes qui leur reste en mémoire, les personnages vont continuer à développer cet univers et le faire vivre. Par ailleurs, il m’importe que des éléments (par exemple les horlas, ces créatures intelligentes qui ne sont ni humaines ni animales) restent suffisamment imprécis pour que chaque personnage et chaque joueuse en ait sa propre vision, ce qui les rend encore plus insaisissables.

5. Sylvain  : On peut préparer, mais que se passe-t-il si on ne le fait pas  ?

Thomas  : C’est vrai qu’on peut préparer, étoffer le personnage, travailler un costume, un campement etc. Mais avant tout le personnage est conçu pour se révéler en cours de jeu. C’est pour cela que la préparation est facultative. Si on se contente de prendre un personnage pré-généré, de jouer ses rituels et de suivre le mouvement, on participe déjà pleinement à la réussite à du jeu.

Sylvain  : A la rigueur, on peut se mettre en relation avec les joueuses avant ou pendant le GN pour définir les liens relationnels.

6. Thomas  : Valerrance est un GN un peu hybride, à mi-chemin entre le GN drama et le GN action. Comment appréhendes-tu ce mélange des genres  ?

Sylvain  : Je suis très électique, je m’amuse aussi bien en GN de masse qu’avec des GN romanesques ou expérimentaux. Donc j’ai assez peu de doutes que j’arriverai à y trouver mon compte, car ce que j’aime, c’est jouer.

Thomas  : Tu as compris qu’avec d’un côté les intérêts individuels de chaque personnage et de l’autre le conflit global des trois alliances, il y a une interaction entre la dimension intime et la dimension épique.

Sylvain  : Cela me va bien, c’est un ressort scénaristique qui me parle.

7. Sylvain  : Tu proposes une chronologie de jeu avec des événements programmés. Comment c’est possible de jouer un événement toutes les heures  ?

Thomas  : Valerrance est un GN sans orga, du moins pas d’orga au sens classique du terme. Y’a bien des orgas logistiques et moi je ferai la coordination ludo-narrative tout en jouant aussi un personnage, mais y’a pas d’orgas PNJ qui sont là pour faire dérouler une intrigue. Donc on propose aux participant.e.s d’être autonomes avec ce programme d’événements qui correspondent aux grands moments de la vie des communautés  : une joute, la fête des fous, des réunions d’alliances ou de communautés… Mais il y a pas vraiment un événément toutes les heures  :

  • 1° il y a un gros temps mort durant la nuit, pour se laisser le temps de jouer des choses plus intimes.
  • 2° Tu peux très bien zapper un événément si vraiment ton personnage a des choses plus importantes à faire.
  • 3° D’autre part, il y a trois des événements qui sont des réunions de délégué.e.s. Cela n’est pas pour tout le monde, seulement pour les personnes qui ont accepté de représenter leur communauté pour faire un point régulier avec moi en méta sur comment se passe le jeu, ce qu’il faut améliorer, etc.

Au final, t’as une liberté de vraiment te représenter le jeu, de créer, avec juste assez d’éléments techniques pour t’aider sans te plomber. Mais il y a ces événements roleplay qui viennent rythmer la vie, faire avancer la grande intrigue et permettre aussi aux personnages de se regrouper régulièrement dans des lieux de rassemblements, afin que le jeu reste accessible aux personnes à mobilité réduite.

3 commentaires sur “GN Valerrance : interviews de participant.e.s, 4

  1. Cette série d’entretiens suit son cours ! C’est assez passionnant d’échanger avec les participant.e.s sur leurs envies, d’anticiper ce que va donner le jeu ! Si l’exercice vous plaît aussi, sachez qu’un paquet d’autres entretiens vont arriver !

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